‹ Histoire du ForezChapitre 94 sur 154 · CHAPITRE XYII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYII

dans les provinces da Lyonnais, Forez et Beaujolais, et le seigneur de Saint-Chamond levèrent des troupes pour reprendre la Rivoire et An^ dance, deux postes importants sur le Rhône.

Le premier fut attaqué par trois compagnies d'infanterie, le 5 mars 1575 ; mais les, habitants rayant abandonné, se retirèrent à Annonay, et les catholiques y placèrent une garnison sous le commandement du capitaine La Goujonnerie»

La prise de la Rivoire fîit suivie de celle d^Andance, attaqué le 8 mars. On y commit des cruautés inouïes, et celte victoire fit désii^r au parti catholique la soumission d'Aftttonay.

Cette ville, presque ezclusiveniient lûtbitée par des protestants, toujours détruite et toujours rétablie, inquiétait grandement les seigneurs Forésiens, qui voyaient bien que tant qu'il y aurait là ce foyer de dissidence, leur pays ferait envahi par les idées et par les armes ; car dans rétat présent des choses, après la Saint-Barthé*lemy, il ne suffisait plus aux protestants d'être tranquilles : il fallait qu'ils fussent maîtres pour n'avoir rien à crainde des ennemis traîtres et cruels qui avaient voulu les anéantir en un ,seul dOQp de main.

Mandelot et Saint-Cham<HMi assiégèrent donc cette ville; mais le petit nombœ de leurs troupes les contmignit à abandonner ce siège le là mars«

« L*an 1575, d^ l'historien De Rubis, le aieur

de Pierregourde, religionnaire, s^bazardant d'entrer en Forests, et voulant surprendre le pont Saint-Rambert, monsieur de Mandelot, gouver-^ neur de Lyon, fust encores plustost que luy en Forests, et luy couppa le pas, le contraignant de s'en retourner par où il estoit venu. »

Rochegarde^ gouverneur du Yivarais pour les religionnaires, vint à Ânnonay régler les affaires de la ville, peu de jours après l'abandon du siège. Le traite ne fut pas plutôt conclu, dit Gamon, que (19 mars) la compagnie des gens d'arpies de La Barge, qui étaient à Ârgental, sous le commandement de Labeaume, ayant paru à la vue d' Annonay, pour en attirer les habitants, ceux-ci firent une sortie jusqu'en Lapra, sous la montagne de Montmiandon, où il y eut un rude choc entre eux et les troupes de Labeaume, qui auraient été vivement repoussées, si elles n'avaient été soutenues à propos par quarante arquebusiers. Il y eut dans cette rencontre beaucoup de blessés et de morts.

La Barge, chevalier des ordres . du roi, fut pourvu par lui du gouvernement du Yivarais, dont Saint-Ghamond s'était démis, dégoûté peutêtre de demander toujours en vain les troupes qu'on lui faisait espérer pour faire le siège d'Ânnonay. La Barge avait d'abord refusé ces fonctions ; mais leurré aussi par l'assurance . de secours de la part de Mandelot, il accepta, et se rendit ( en juin ) au château des célestins dç

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