CHAPITRE XIX
Détails^ expériences et faits relatifs a Pajh plication du galvanisme au trcdtcmau des maladies.
Le Galvanisme , semblable à Pélectridté dite ammaU , au Mésmérisme , au Pêrldnisme (f), et -à tant cTautres inventions j pins curieuses qu'utiles , et dont plusieurs charlatans ont su tirer parti pour s'enrichir; le galvanisme , discâs-nous, tombera dans Toubli , comme tous ces prétendus secrets , malgré les découvertes physiques auxqueHes il a donné lieu , si on ne vient pas à bout de trouver dans ses effets , des ressources contre certaines maladies ,'et un moyen de plus pour te guérir.
A cet égard 9 si le zèle, l'activité et la constance ^ans'lés épreuves, suifisoient pour réussir,
(t) f e comptois terminer l'histoire du galranisme par celle du perkinîsme ^ qui a lieaucoup dp rapport arec celle4à : Tabondance des madères et Tétendoe de ce vo- Inme s'y opposent; je la réserve pour. le 3*. volume dt supplément ^ qui pourra avoir lieu«
DU G AL VA Kl S ME. 375
a des acddéns particuliers , dépendans de la cons* titution et de llflipatience des malades ,' si certaine drcotistances, qu'on ne peut ni prévoir, ni écarter, ne contrarioient pas souvent et ne changeoicnt pas de nature les expériences, en apparence les plus décisives , il y a long-temps <{ue les médecins et les physiciens, tant étrangers que François, qui travaillent assidiiement à atteindre le but salutaire auquel ils aspirent, auroîent enrichi l'art d*an> nouveau moyen aira* tif , et rendu à leurs concitoyens le service le plus important, celui de diminuer fe nombre de leurs maux, ou celui, au- moins, d^y apporter, dans cataiîis cas,' un soulagement efficace.
La carrière, ouverte depuis îong-temps, a été parcourue avec plus ou moins de promptitude, où de lenteur , avec plus ou moins de succès, suivant les coneuirew» On s'oc* cupe toujours, et plus efiicacement que jar mais., des moyens de sunuonter les obstacles qui retardent les progrès de la découverte : at» tendons tout du temps; c'est un grand mditre^ Comptons un peu aussi sur le hasard , mot , si Ton veut , vide de sens ; mais qui n'en joue pas moins un grand rôle dans presque toutes > les découvertes, à commencer par celle du galvanisme. Combien defois , eneffisti des expériences^
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374 .. HIJSTOJ RE constarnnusnl et même qmwâtremeiic tç^éùêes^
n^ont-elles pa$ conduit k à^ H^W^ ^ 4iis , et bien éloignés de ce»: qu^oo derok pérer?
Cest pour mettre sur h yoie cei^c ffi vquÊdront se livrer à de nouvefie^ rachcrGlMs^ ^^ nous allons dpnoer le précis de toutes les tentatives £atites , de tous les tr^vàiw entrqpns pour trouva: dans te galvanisme wx nouveau moyen curatif des œaladîeis, EAtrons dans tes clétpSs de çc qui a été enlr^vis fusqiu'îcft; et ycyos^ $% donnent ^ na^ns quelques )u(Wii;s à^esçému^de réussir: il est juste de commencer par i'eipottdon des idées conçues à ce w)et» par Taut^ir même de la découverte du galvanisme, et cfesei^ fets qui en sont résultés*
5* ^^^* ^^^ ^ Ga&fom mt9 tap^tcoàim dm pt- "vamsmé à Pan Je guén^ (4 y. On a vu, dans ks chapitres précédons , que la tkéorie dcGaiMm^ quoiqu'il oh déployé, pour l'établir, toutes ks ressources de son génie inventif, n'a pu résister à la multitude et à l'évidence des faits réels et incontestables qu'on lui a opposés, et
(i) Ce qu'on ya lîre est extrait, en grande prtie , dt TEIoge de Galvami par le C. JHim.
DU GALVANISME. 375 Aonx on Ta , pour ainsi dire , accablé. Voyons s*il a été plus heureux dans les extensions prin* eîpales qu'il a su donner à sa première hypodxèse poiu: I3 recherche des causes des maladies ^ et. développons ici des idégs que nous n'avons iEût qu'annoncer dans le pçen^ier chapitre de cet MyvnrragCf Si Çalrani a encore été séduit par son Im^^ivadon hnllante et ardente ^ ne lui en faisons pas un reproclie, et souvenons-nous tou- ^oiirs y comme Ta très-bien <lit jiUbcrt ^ qm Us écarts â^un hemmt cUhbrc intéressé fouJMrs^ u sont jdcs itçon^ pour la postérité.
Voici d'abord quelles étolent les idées particulières de Çalvimiy sur la production des a£fections rhumatismales y de la.sciatique nerveuse^ *des convid^ions , et du tétanos. Il s'attacjbupit à cendre raison de ces. douleurs vives et pfolongées , et de ces contractions musculaires si cons-tantes 9 qui s'observent dans les graves affections rhumatismales, et particulièrement dans la sctàûciuc nerveuse, en les attribuant à des humeurs extravasées , qui stagnent autour de la surface àos nerfs , et qui agissent non seulement par rirritajdqn qu'exerce leur présence , mais encore en fournissant au fluide électrique (i) une
(1) Galvani appuyoît ça théorîc sur la remarque ^^ feite par Cotunrd > d'ua' fluide stagnant entre le nerf
Aa 4
espèce d'arc ou d'armature plus cotmdéialk Il expliquoit, d'après les mêmes idées, ces coovulsions fréquentes, et sur-tout mortelles, qu se déclarent aussitôt que des liquides s*amasseat soit entre le cerveau et la pie mère, $oit entre cette membrane et la duré mère, soit daasia ventricules du cerveau , soit enfin etitre h moâle épinière et le canal vertébral, bu ehtre les neifi et leurs propres enveloppes.
H pensoit aussi que ce phénomène pouToit résulter des tHàngèmens qui surviennent dans les couches de matière cohibante , dont tes nerfs sont , selon lui , environnées. Ces couches , diaprés sa manière de voir , s'akèrent, ou en diminuant extraordinairement d'épaisseur, ou en se dépravant au point que , de cohiiantes* qu'elles sont , elles deviennent en tout ou en partie déférentes. On compredd alors comment le torrent électrique trouvant passage à tiaven cette matière , auparavant imperméable , dok augmenter considérabletoent d'énergie, et produire , par ce mécanisme, de fortes et violentes contractions. Cest d'une manière à^u-près analogue, suivant Galvani, que s'engendre h tétanos. Il y a inême ceci de particulier, dans
et J'enveloppe qui le rcvé, 4va l»^scwtî(ïuç twt-
Icette affection, que rimtàtion d'un seul nerf suffit pour exciter une rigidité spasmodique dans riiniversalité du système musculaire , comme on le voit fréquemment à la suite de la piqiu'e d*un nerf. Des qu'une fois ces mouvemens spasmodiques ont eu lieu , il suffit , pour les renou* vêler , que le lit , sur lequel repose le malade y éprouve une légère secousse.
Après avoir rendu compte de la manière dont s'opèrent les mouvemens musculaires dans certaines maladies , où leur force est extraordi- Clairement augmentée, 'Galvani chercha à ex* pUquer , d'après la même théorie , Tétat absolument contraire , ou , ce qui est la même chose , la perte absolue de la faculté contractile , d^où résulte la paralysie. 11 attribua cette dernière à l'interposition d'un corps non conâucteur , lequel s'opposoit au passage du fluide électrique du muscle au nerf, et du nerf au muscle. Or cet effet sera produit , selon lui , toutes les fois qu'une matière huileuse, ou toute autre matière cohibante , obstruera les ner& ou les meml>ranes qui les enveloppent , toutes les fois qu'une humeiu: acre et corrosive aura altéré la propre texture du cerveau, et aura produit une congestion , etc. Gahatâ convient cependant qu'on ne peut cxpHqnet ,• de cette manière , que les paralysies ou les apoplexies qui se
forment lentement et par degrés. Comment^ en effets rendre raison de celles qui firappea: soudamement, et comme par un coup de foudre? Le professeur de Bologne rapproche ponr cet objet les phénomènes apoplectiques ou épileptiques des efFets obtenus par TappIicatroD artificielle de Télectricité aux animaux, et il y trouve la plus frappante analogie. <« Si , par le moyen du conducteur de là bouteille de Leyde, dit-il , on dirige Pélectricité artificielle contre le cerveau y les ncT&y ou la moelle épnnèrç d*un animal p celui-ci éprouve des convulsions plus ou moins fortes , au mojnent de la décharge électrique^ et U est frappé de paralysie , d^apoplexie, et enfin de la mort même» siûvaotque la bouteille est chargée d'une [dus ou moins grande quantité de fluide électrique. Si de teh effets sont produits par l'électricité or&nake ^^oiament ne présumeroit-on pas y ajoutoit GéUvadj qu'un afflux précipité d'électricité animale vas le cerveau peut occasionner des accidens aussi funestes ? Leur intensité ne peut-elle pas m£me être aggravée par un changement dans l'état de l'électricité atmosphérique ^ sur-tout loisqu^eUe est très-abondante; parce qu'alors celle des animaux l'est aussi beaucoup , comme le prouvent les agitations violentes et réitérées qu^ûs éprouvent? »
D \ï GALVANISME. ^75
4f On conçoit que la cause que nous indir quons^ Hit à ce sujet Alibm^ produira plus hr cilement et plus promptement ces effets 9 si elle attaque directement Torgane cérébral , que si elle agit uniquement sur Je^oei&i ce qui, dans ^e prenûer cas^ occasionne des maladies idio^ pathiq¥es9 et dans le second cas, des «aladies sympathiques. Mais , dans Tua et Tautre cas , les symptômes seront d^ai^itant plus graves, que le fluide électrico^animsd vicié s^attumulera avec plus d'abondance dans le système nerveux ou musculaire. U n'est pas douteux que ces sortes de maladies sont beaucoup plus funestes chez les vieillards, à cause du développement <}u'armène Fâge dans toutes les parties de leur système physique 9 et sur-tout i cause du peu d^ fluidité de la substance oléa|puieu$e des ner& y et du déÊuu de traaçiration. >^
Galvam appuyoit son "hypothèse sur ce qu'on observe chez les éjnleptiques , au moment oii l'accès est prêt à parole. La plupart d'entre eux éprouvent alors comme un coucsuit d'air qui leur monte de l'estomac, dubas-veçQ^e, ou des extrémités inférieures vers le cerveau. Us avertissent quelquefois les personnes qui les environnent , ensorte que si on saisit l'instant iavo-* Table y et qu'on fasse une forte ligature à la iambe, très -souvent l'accès n'a pas lieu. Ne
38o HISTOIRE
semble*t-îl pas que par cet artifice on s'oppose -k la transmission du courant électrique vers k cerveau ?
Voyons maintenant quelle étoit ro[Ânion de GiUvam sur le mode d'action des remèdes, et sur la manière d'administrer l'électridlé. H /wroit que les bons effets qu'on retire dans ce cas de l'appUcation de divers remèdes , et même de rélectricité artificielle , doivent être rappoità â leur mode d'action siu- le fluide animal , quel que soit le changement qui s'opère dans Vétaa de ce dernier, et il soutenoit que c'est d'après ces vues que le médecin doit diriger le traitement. Pour bien concevoir, par exemple, les différentes manières d'agir de rélectricité sur le corps humain , il importe d'avoir égard à trois drconstances spéciales ; savoir , i^. à celle oîi l'électricité artificielle agit promptement et avec violence sur l'économie animale, comme dans l'expérience de la bouteille de Leyde; 2^. à celle où cette même électricité agit d'une manière lente et successive , et semble se conduner avec les fluides du corps humain , ce que l'on désigne sous le nom de tain Jlecirique;^ j^. entfn à celle oh l'on retire de l'animal une quantité donnée d'électricité, comme lorsqu'on emploie ceUfc négative. Les mouvemens convulsift dépendent presque toujours on d'une électricité animalct
et exubërante qui 9 sollicitée par des causes
souvent très-légères , est entraînée vers le cerveau
'et les ner^s, ou de quelques principes acres et
stimulans, qui portent leur action sur ces orga-
^ nés. Dans le premier cas , l'électricité négative
' sera d'une grande efficacité : dans le second cas,
on donnera la préférence à Télectricité positive ,
ayant sur-tout grand soin de diriger son effet
immédiatement sur les nerfs affectés.
C'eâ pour cela que Gahatâ s'attache à dé-' montrer que, dans le traitement des maladies convulsives, rien n'est plus important que de rechercher laquelle des deux électricités , la positive ou la négative , il est plus convenable de mettre en usage, et la nécessité qu'il y a de ^ bien déterminer le genre d'électricité qui leur convient. Les expériences qu'U a âites à ce sujet , prouvent que , d'après l'état électrique très-abondant de l'athmosphère, on peut soupçonner une trop grande abondance d'électricité animale ; de-là vient la nécessité , avant d'entreprendre le traitement des maladies par l'électricité , non seulement d'éprouver l'àir par les âçctromètres, mais même d'avoir égard à l'état des nuages , à la saison , à l'espèce de vent qui souffle, aux phases lunaires, etc. etc. D'après les expériences de Galvam , le moyen préférable à tous les autres, dans l'application de l'électricité
jgi HISTOIRE
négatif 9 (f est celui de faire communiquer cdle qui réside dans fes muscle» d'une partie , avec les nerfe de la partie malade; c^cst le moyen le plus efficace pour transmettre l'électricité animale des muscles aux nerfs affectés, et expuiser les substances étrangères qui les imtent. Û établît ensuite les avantages qtm pamroît avoir l'appEcatioA de Tétectricité atmosphérique, éans les temps d'orage j lorsqu^on aura la précaution d'apporter la plus grande prudence dans la manière d'armer de conducteurs la partie malade (i).
Sans rotdoir attacher à la théorie de Gal^ivti^ sur Papplication de l'électricité à la cure des maladies , plus d^importance qu'elle a'eo mérite ; et quelqu'insuffisante que paroisse cette théorie^ toujours est-il vrai de dire que se& trairaux et ses expériences à ce sujets viennent à l'appiû de ceux de H. Matuktyt^ -çxA&és dans les mémoires de Tancienne société royale de médecine (i), qu'ik y ajoutent encore beaucoup , en ce qu'ils prouvent l'influence de Péfectricité artificielle et atmosphérique , et qu'elle est beaucoup plus puissante qu'on ne Ta cru dans ces cfcxmers
(i) roy€\ ce qUî a été dît plus haut , chap. l^. > page iS. (a) Vùyg[ les Mém. de Tanciemic société de médecine , tom. Il.ro, IVetV,
temps. Espérons , avec AUbtrt^ que les données acquises sur sa manière d^agir, nous éclaireront infailliblement sur la recherche des moyens d'administrer rélectricité plus utilement qu'on ne l'a fait jusqu'à ce jour^ qu'elles dévoileront peut-être par la suite les rapports constans qui eiastent entre les variations de Mectricité at^ mosphérique et Pétat de santé , entre ces mêmes variations et jdusieurs maladies.
$• II. Idées dt M. Crtvc sur iappticaûon Jugal-^ vanismc à Part de guérir. Ce célèbre physicien prétend avoir employé le galvanisme, avec quelques succès^ pour distinguer la vraie mort de la mort apparente, ou de Fasphyxie. Il est entré à ce sujet dans des détails très-intéressans (i). II propose de dénuder un des muscles d'un individu, par exemple , le bicq» brachial , ou le gastrocnémien , ou même le grand peaoral , et d'appli-* quer l'argent et le zinc -dans une forme convenable sur les fibres musculaires elles-mêmes , de manière que l'arc galvanique soit bien établi. Si ces fibres se contractent , c'est une preuve
(1) Voyt[ son onvrage qui a pour titre : Vom metallni{c einem, etc. Voyei aussi une thèse intitulée : de Mttallorum hrritamtnto vtram ^â morttm éxplorattdàmm Mogunt» 1794. Nous n'avons pu nous la procurer.
que rirritabilité n'est pas encore entièremesit détruita, et qu'on ne peut pas encore décider que rhomme est véritablement mort. Mais, dans le cas contraire y on ne doit plus douter df a mort.
On peut objecter à M. Crevé ^ i^. qu'une mon partielle pourroit exister dans im des muscles qu'il désigne ^ sans que le reste du coips y prit part; i^. que la susceptibilité pour le sàmalus galvanique 9 pourroit être anéantie ^ sans que rirritabilité en général fut épuisée; 3^. enfin» que le sdmulus galvanique , appliqué de la manière qu'il prescrit , n'est pas le sùnutlus le phis fort que nous connoissions , puisque l'electdcité de la bouteille de Leyde, ainsi que la pile galvanique , agissent encore avec plus de force; toutes ces objections, auxquelles îl n'est pas aisé de répondre , rendent trèniouteuse Aa méthode proposée par M. Crevé , comme on le verra plus bas dans la lettre de M. Hwnholdt.
M. Pfaf a aussi proposé le sdmulus galvanique dans quelques maladies, spécialement dans la paralysie du nerf optique (i).
§. III. Diudl des êxpénenus faites â Fkok de
(i) Viyyti plus bas, §, IV, la lettre d'/fwukoUr, et le résumé qui la suit.
mideàm
t) U G At V A N I s M Ê. 38c
fpddeàm. éc Paris , .sur k »Mtmem des maladies^
^par k miym du gtdvumsmt^ Tel étôît^ sans doute ^
|lë' prindpal tfaut que deroît se proposer cette
^école^ en répétiMit les expériences galvaniques;
et si elles pouvoient et dévoient conduire à la
.guéjrisoa >de quelqws maladies v, c'étoit du ré*
sultat des travaux et des recherches de sçs
mémbces:^ qti^on devoît attendre un effet shissi
salutaire; c'étoit, en un mot» Técole de méde^
cine qui devoit éclairer les esprits sur ua sujeit
aussi kitéressaût et aussi utile^
On a vu, chapitre XI, dans le <iétail des exn pénences &ites à cette £c(^e , qu'on a em*^ ployé le premier appareil de Volu y pour répéter les expériences galvaniques .de$ différens savans éttaagers, qu'on a y^&é j^sieuts ^$ propriétés de ^cet appdreil, .et. une paQie^<iç celles qui cEuractérisent 1^, élémens de sa çoofn truction. Ces travaux ont d'abord eu pour o|)^ jet raj>pbcâ6Pn des effets de cet appareil à l'économie râioiàle. ' 4 ' . On a pu en conclu];e>^>i?^ que ces effets pénéticent et affectent l'QrgaAô, nerveux et \ç^ organes SMiis^aîres, plu$ ;^ofoi\dément que ks appareils électriques ordinaires, en estimant ceux<i d'après la mesure, usitée de l'électricité médicale.
II*, Part». ; Bl»
. 1^. Qh'iIs provocjuent de vives contiacsdofis, des sensations fortes de pîcoteœèni et de-. bA lure , dans les paities que leur état iiiala£f rend insensîUes aux étincette», et mêflK.amt coiiimotioûs électriques.
3^. Que la durée de cette actioa est ttfie, qu^eHe semble autoriser l*espérance de aroBrer dans ce moyen un excitant efficace et cxpUe de concourir avec succès au tntttraqnt des paralysies.
Dans TapplicatioA de cet appareil, on a encore
observé que les effets produits sembloient praperrionnés à retendue des points de contact; ensorte que rexcîtation la phis forte avoît Im, quand la commotion se faisok par la reacootte des conducteurs émajiés de h pile galvanique^ avee des conducteurs métalliques ûxés^ sw la partie malade^ par un contact pi» on motns étendu. •
Dke que ces expériences ont été exécutées d'après les vues et sous la • <&ectBDa du C HaSéy c'est annoncer avec quelle piécisioD dks ont été faites, avec qûeHe justesse les omséquences en ont été ^Jiites. L^é^tpalè no» âît un devoir d'ajouter, et ntm teOf^lissoM) à cet égard, le veeu du C.-BalU^ qu^ a été ângu^ lièrement secondé par le C Thillayc fils; à Vexactitude et à l'intelligence duquel gn doit la
réumoii de beaucoup d^okervatigns importantes sur ce suj^L
Avant de rapporter les résultats des expériences feites par le C. HaUif sur les malades qu'il a traités dans les cabinets de Técole de médecine de Paris f nous croyons^ devoir présenter d'abord Tapperçuy ou^ poiur mieux dire, le butteûfli de kur tsaitemeat^ qu'a ttAu le G. T/ùU Jmyê fiky et «ju'il a biea voulu nom eommvi^ quer«
Le 6 floréal an IX ,' le C . Tmiî/i ^ ciseleur p agi de 5> ans, demeuraas ru? d^ la Roqu^e, A^. 76 f étant sorti par un temps froid et venteux, rentra chet lui avec une ptfalysie de f res^ tous les muscles de la joue gauche.
Là paupière supérieure ne pouvait s'kibaisser que jttsqu'mi niveau de la pupille } llnfikiem^ jcettfée en bas 9 et renversée vers soi^ tiers, In^ eeme^ laissok vok h eOA}on<mve qui la tapis^ inténeureiient; las larmes n'étant pkif retenue^ par les paupières^ écartées Tune de l'autre ^ et A'éteint pljûs dirigées vers les ppints. lacrymaux^ tomboîent eontinuelleaMnt sur la joue.,
Lm lèvres étoîei^ o^}i<|l»eiiien%.^i|â9é8S:f » ^&a^Bmt de ^uiehe à. <^oite^ d^ibms^ie^t tqin augfnenfoir, lotsquelft mkà$ ^mno^M^kW^ dbe f&uî pedev^ alor^ 1» lèvre infi&Mure
Bb % .
ne s'écartoit point de la supérieure dix càé gauche 9 pom donner passage aux sons : ajoutons que le tissu cellulaire des paupières et de la joue étoit infiltré.
Cette maladie ayant été négligée pendant phsieurs jours, la conjonctive se phlogosa : IVdl devint douloureux ; Vépiphora augmenta, là vue devint ' trouble ; effet qu'on ne doit attribuer qcfà Vabondance des larmes : les dis se coUèfent pendant la nuit , quoique les paupières ne se touchassent point. • ■
< Le 12 floréal^ douzième jour de h malaise, kr C. JoHuîA appèlé> et fit usage de dîf^ ^dn^ . ïemèdés , ^ui - ne firent que dîsâper l'infiltration, sanis^ changer Tétat paralytique. S 'conséifla Templôi de Félèctridté , et adressa le ffiàlâde au C. HàlU , qui jugea utile, comme itil ,' 1-application de ce moyen, et de suite en 'irommença Tusage par' de simiples étincelles ; les muscles ne se contractoient point, et la partie e^osée-aux étincelles dévenoit seulement un peu ïonge : ce <jui fit qu'on substitua aiât édibcelles la commdtibn,' d<mt on fixoit Tiotensité IéSi ai&î^^ déTelëctfôiSètrè de Lam^ adapté à la bdîttâlle de Leyde. W<iistance qu'on obser^ vôit^ étoit d^tne à^d^ iïgiies. De légk^s <x>n- ^aéfîons se' fitënt d'abord' appérd^yoir ;^mais le relâchement succéda presque aussitôt, et pendant
bu GALVANISME. 389
1 tout le temps qu'on fit usage de Félectricité , le E malade n'obtint pas le moindre soulagement. : . Cest alors que le C. HalU se dëtenaina à l'emploi du galvanisme : la colonne d^ Foùa^ : composée de 50 étages ( argent et zinc ) , fax : substituée à la bouteille 4e Leyde. On forma : la chaîne au moyen de d^ux excitateurs , dont un commimiquant à I9 partie supérieure de la pile par une chaîne de cuivre , étoit posé suip le nerf sous-ùrblùdre^^et l'autre en rapport avec la parde inféneure y étoit placé vers, l'angle de la bouche : aussitôt Bprès cette^ af^lication , tous le$ muscles du côté malade entrèrent dans une cQ9traction beaucoup plus forte que celles (]ui jusqu'alors avoient été 1& résultat de l'électricité; on continua l'expérience pendant cinq minutes., en promenant les conducteurs sur différens points de- la parde malade^ et sur-tout vers, la partie anitérieure de l'oreille. On observa que plusieurs coi^traçtions furent assez intenses pour faire fortement claquer les dents les unes contre les autres,
A la fin de cette première séance , on remarqua que la rougeur étoit plus marquée que lorsqu'on ^iiployoit Félectricité , et cette rougeur étoit accompagnée d'un gonflement très:* appâtent 9 avec un peu de douleur et d'augmen* l^ition dans l'écoulçme/it des larmes ; mais .ce%
sympt^es se dissipàrent quelques iasfatts après.
Une des observations qu^oh fit avec le ^im ée plaîàr , ftit que la contraction n^^tmt pobi d'aussi peu de durée ^ que celle qui suivait b décharge électrique : cette différence 11005 A concevoir, ainsi qu*au malade, àkleCTÂàbye^ l'espoir de réussir, sinon à guérir complètement ^ au moins à donner beaucoup de soulagement. En eâet , après avoir, pendant quelque tenps^ continué la même application, on s'appetçut que la boudie se redressoit un peu , que FoeA voyoit avec plus de facilité; bien être qm alla en augmentant jusqu'au trcMsième mois ; pendant rintervalle de ces mois , on augmenta le nombre des étages de ]a pile , qu'on porta à 75. Les mêmes phénomènes, observé à lapre-* mière séance, se renouvellèrent à toutes ceSies qui suivirent; et à cette époque ( cdle du ^\ mois ), la bouche étoît, à peu de chose près, dans sa position naturelle , l'écoulement des larmes peu sensible , et la vision très - distincte : les muscles du côté gauche contrebalançoient Faction de ceux du côté opposé, pendant leur repos seulement : car lorsque le malade parloir , la bouche étoit emportée du côté droit.
Les occupations du malade ne lui ayant pas permis de continuer à se rendre aiur cabinets
de récole^ oa lui fournit chez lui tous les objets utiles et nécessaires pour établir ua appareil galvanique , dont il s^est servi jusqu'au 13 brumaire an X. Voici quel est son état actuel.
La paupière infihrieure est relevée , Téraillenent a'a pbxs lieu; mais la paiq>ière supéliaire ne descend point assez pour fermer Tœil complètement 9 et le moindre espace qui se trouve entre les deux paupières , est d'une à deux lignes environ ; il ny a plus qu'un léger Jpiphora : la bouche est dans la situation ordinaire; il hut ajouter qu'une maigreur considéraUe du côté affecté , empêche de pouvoir appréder à sa juste valeur le changement opéré dans l'état de ce malade ^ qui ^ cependant , se trouve lui-même beaucoup ntieux : il éprouve dans toute la partie nudade^ une sensibilité bien plus grande que dans celle opposée.
Depuis cette expérience , on a ' essayé d'en faire une pareille, avec les mêmes moyens, sur im jeune homme de 17 à 18 ans, attaqué d'une légère surdité depuis l'en^ce : mais le peu de temps que le malade a donné aux épreuves, et la difficulté qu'on a rencontrée pour apprécier au juste la susceptibilité d'une oreille peu sourde, sont les causes qui empêchent de rendre comptç des résultats de cette expérience, qu'on
Bb 4
espère reprendre et répéter sous peu de tea» Après ce bulletin, voici maintenant comini le C. Haï// rend compte , dans le jounial de la société Pbilomatique , messidor an IX des effets observés sur le iwemier malade.
« Un homme , dit-il , dont tous les musdes de b fece du côté gauche étoient panàysés , à la sake d'une fluxion déterminée par l'action du feoid, avoit été électrisé plusieurs fois : il n'^ouvoit aucune sensation ni contraction, lorsque la In^ tie affectée recevoit l'étincelle : à peine même «ppercevoit - on une foiWe contraction dam le muscle jugo-labial ( le grand rigomatique ) , lorsqu'on appUquoit l'électricité par commotion. Oa soumit cet homme à l'action galvanique d'une pile de 50 étages , en feisant communiquer, avec différens points de la joue malade, les deux extrémités de la pUe , à l'aide de chaînes et d'excitateurs métalliques. Au moment du contact, tous les muscles de la face entrèrent eo cohtraction : le malade éprouva de la douleur, et une sensation de chaleur très-désagréabk • l'œil entra en convulsion : les larmes coulèreai involontairement, et il se manifesta de la douleur et du gonflement sur les différens points touches. »
Ces expériences', qui paroissoient donner quelques tooyens de comparer lea effets du galva-
Jiisme avec ceux de rélectricité^ ont été lépé* tées plusieurs jours de suite y et c'est le 16 prairial an IX 9 que le C. Hallé en a rendu compte à Tlnstitut. Il ^'est apperçu que les muscles étoient restés contractés quelques miilute's après la commotion galvanique , et même que Tœil gauche suivoit le ^mouvement du droit.
Dans cette application dif galvanisme au corps humain , le C. Halle a remarqué des anomalies très-singulières. Souvent la pile étoit long-temps à communiquer son efFet; quelquefois il étoit tout-à-fait interrompu, pendant plusieurs secondes : il sembloit , dans ces deux cas , que le fluide éprouvoit quelque obstacle dans sa marche* U a suffi 9 dans cette circonstance y de mouiller la chaîne , de la frotter 9 de changer la position respective des anneaux, pour la faire communi* quer. En général 9 on a observé que pour que la sensation soit prompte 9 il ne suffit pas que la peau soit mouillée , qu'il est nécessaire qu'elle soit 9 pour ainsi dire 9 moite et imbibée d'eau. Le C. Halle a éprouvé lui-même 9 ain$i que plusieurs autres personnes 9 qui se sont soumises à l'expérience, l'espèce de sensation que le galvanisme produit. Elle a quelques rapports avec celle de la piqûre dç plusieurs épingles 9 qu'on enfonceront en même*temps dans la peau. C'est une
douleur peignante , accompagnée d'un
de chaleur , et d'un peu de savetir métaffiqae
lorsqu'on applique les excitateurs aitz envirool
des glandes salivaires.
5. IV. Note du C. Jtkkerand.iiotis avons d^ ùii laremarque(i),enrapportantrarticle qmcoficeme le galvanisme , dans ses Elémens de phyào^o^e, que ce jeune médecin a observé que de la SSèrente distribution des métaux , dans les expénences galvaniques » dépend bien évidemmeiit lu direction du fluide galvanique , ou phifiât é(ec* trique 9 pour parler selon la doctrine du jour, déterminé vers les nerfs ou vers les muscles , et que cette direction est si in^>ortante à conn<»tre, q[u'elle peut jouer Un grand rôle dans VappUatùoa àcs moyens galvaniques à la guérisoa des maladies. A Texplication que Fauteur a donnée à ce sujet y page 407 de sa Physiologie 9 il Êmt ajouter que le professeur Pfajf lui a raconté avoir tnà^ avec succès une hémiplégie , en plaçant de Fargent ^tans la bouche ^ et une plaque de zinc sur le bras paralysé : au bout de vingt-quatre heures d'une communication non interrompue , io membre pouvoit déjà exercer quelques légers mouvemens. Pour diminuer , au contraire , dit-îl ,
(x) a*, partie, jpage 240^
rénergie irritable, dans plusieurs affections spasmodiques 9 il faudroit inverser Tapplicaûon des métaux ; il faudroit placer le linc le plus près pûssiUe de l'extrémité centrale des ner& , et Targent sur leurs terminaisons périphériques.
$. V. Idun de M. Humboldt à M. Udir^ sut VappUcêàon du galvamâim à la midedm pratique (i)« 0 Cinq années de recherches continuelles , sur les loix qui règlent les phénomènes du galvanisme y et celles de TirritaÛfité des fibres i^erveuses et musculaires , ont certainement acquis le droit à M. HumhùUê de prononcer sur Tapplication de CCS phénomènes è la médecine pratique ; et après être convenu avec M. LoJ»^ que le principal avantage des découvertes galvaniques consiste moins dans Taj^riication directe qu'on en peut ^re aux dérangemens de Téconomie animale , que dans les lumières qu'elles peuvent fournir sur la nature des nerfs et sur la force dont ifs sont doués , lumières qui , portées à un certain point , doivent puissamment influer sur la per* fection de la médecine pratique , il observe avec |ustesse que ,' dans un siècle comme le nôtre , où
^rm^immtfmf^mm
(1) Voyt;^ la BîbUodièqae germanise , tome IV , messidor an Vniy page )Oi.
f on regarde les progrès lents et succesâfi un état stationnaire ^ dans un siècle où l'on cueillir les fruits avant que les fleurs soient i mées y des »périences qui , du moment oà les a coaçues et faites , ont sqmblé promi une application prompte et immédiate à l'art guérir , n'ont pu qu'attirer fortement Fatten du public 9 qui a anticipé sur cette applicaûon.
u Cest ainsi qu'on a recommandé le gahanisai tantôt comme le critérium de la mort , tan.i comme un stimulant puissant et salutaire les maladies des nerfs. Lorsqu^on a commence se former une idée du fluide électrique et de si propriétés , n'a-t-on pas cru sur-le-champ avi trouvé 9 dans son action sur le corps bumau un remède à toutes ses maladies } De même après avoir, vu les phénomènes galvaniques , o s'est imaginé ^ dans ces derniers temps , que plaques de métal , présentées d'une certaine m nière , alloient , comme par enchantement , rappeler à la vie les asphyxiés » rendre la vue aux aveugles 9 rétablir chez les paralytiques le Vin usage de leurs membres , produire , en un mot , de plus grands effets que les médecins n'en ont jamais pu obtenir de la multitude de remèdes chimiques , mécaniques et autres , qu'ils emploient depuis bien des siècles. >f
M. HumboUi 9 qui n'est pas enthousiaste à et
sujet, se propose d'examiner de sang froid ce que la médedne peut attendre du galvanisme , de soumettre sépfurémènt à une rigoureuse analyse les opinions proposées à cet égard par des sayans distingués, a N'oublions pas sur-tout , dit-il , que la science , dont nous nous occupons , est en-« core. au berceau , malgré le laps de temps qui s'est écoulé .depuis sa découverte. La . première ibis y ajoute-t-il , qu'on vit des bulles de savon , remplies de ga:^ hydrogène , s'élever rapidement au plafond d'une chambre , on étoit loin de {Mré* voir que. ce phénomènei fbumiroit aux hommes un moyen dc^ :5!él^ei^: dans l'atmosphère , et de planer avec sécurité au-dessus des mets» »
La première question qu'examine M. Humboldty est celle-ci : Ix galvamsmc paU'il servir à di^dngua la mort, qui ri est qu*apparau€j it ulU qiâ'tstviri^
tabU? >
cAi : l'époque où un médecin célèbre (r) monttpitle (danger des inhumations précipitées, on se flatta que deux pièces de métal , , mises en contact avec un nerf , . résoud^oient le problème Junport^nt de 1^ vie ou> delà mort d'un individu^ liâç 'hçuie>après qu'il âuroit paru rendre ledei> iûer.soijpjiir;)riB«&re0(r&^et. Crhv^ sont les piemiecs
^ . (0 lififtland^ snr l'i^certlttade des sigàes de:laniort
^ aient &k ^ à ce sujets des expériences cadaviet » Hyndy et Pfafoût coifibsittu avec les argumem et les coûdasions q ont tirés de leuts exf^érietices. «< Tai compâté ^ JSTM^rAa&A^ le» âdts nqiportâs par Cti^e^ atecta résultats de ma propre expérience , «t j'ai vu ^ toes obsetvations ne sont pas oofifom^ à sea cauùaàsotm. n H expose de sinie les tûscms ^ Tempichent de regarder le gaAtaïusâit coeme b yérhable criarmn de la morte
#( i^. Le flnide éfectriqne nous ait eacttt a^ pcrceroir des indces d'xrntdidké dans un nef «or leqiuei le galvan&sme n'a pius ancutfefif seih sîble. 1^^ Les expérieifices gd^mpies'Mrpeiivenl se faire içxt sm quelques^ parties détemiiiëesdtt vorpsy oii rîrritabilité peirt âtre détmkie ^ saai qn'H «oit permis d'en condarr qti'aife esf ^ale* ment anéantie dans tout le reste du sy^kni nerveux, j^* H y a des cas oik k gsdvànÎBflie paroic coooàHTOiqi n'avoir avcune prbe sur iâ organes qui pea auparavant écoient tx^*Masitto à son qapËjcation > €< qui même s'agttoieat eioare^ vcph qus son actiM. avoît cesfé^ 4^^ 0 est possible que des pomei^ qui oM éH pripie^ eskappareace de leur îrfitld>ilîni , pendàutfqtfelqse temps , la recouvrent ensuite jusqu'à un certain point* Les solutions alcalines produisent, dans les c^rpaies t»ès^irritables y à-pett-prè$ les mèûàcs ce»
<{ue le galvanisme dans ceux qui le sont moins. On auroit donc bien tort de regarder comme absolument dépourvu d'irritabilité , Torgane dans lequel les alcalis n'exdteroient pas de mouvemens senâUes; et ce qui est vrai de ceux-ci^ peut râtre également des Mirnuks électrique et ffly^ nique.»
Hmmbolàt nq)pQrte jdusieurs e3q[>ériences curieuses qu'il a faites sur divers animaux^ et auaoquelles il a donné Fattention la [dus scrupuleuse; elles ne lui permettent pas de douter que de trèslégères commotions électriques ne stimulent queir quefbis efficacement ks mimes muscles sur les>quels k «ne et Tor ne pro^hiisent pas fe moindre effet» Il est pecsuadé que la fibre musculaire irritée, se contracte en forme d'arc 5 et la fibre inanimée^ m lignes serpentantes. Dans d'autreseiepétîences ^ il a cherché à déterminer si» par ^elque flfeôyen. dbdmîque, il seroit possiUe de rétablir l'excitabilité d'un organe qui e» auroit «été priffé* pmr de fixtes commoricms étectnques* •Ui^^ufae, selon lui^ des faits qu'il rapporte » que 4^îaitalk)a galfvanique ne sauroit être regardée comme k aûmim de k.mort, puisquekprin^ 4âpe vstad peut consetver encote une certaine énerpe , sans que k galvanisme suffise pomr en fiute.appercevoirFexisleDce, parce que, quelque iatude que sm la connexion des divers erganq^
400 h I S t ô î ft E
du corps animal ^ elle n'est pas telle que la ii ne puisse y exister à difFérens degrés. Des ei* pérîences, positives , faites par Hymly et Ansdd, déposent contre l'opinion qui supposeroit que l'excitabilité est anéantie dans tout le reste h ^rstême nerveux, parce qu'après avoir soumisl l'irritation galvanique un ou plusieurs nerèéhm cadavre , mis à nu , on, n^n aura vu résulter a]ucun effet.
Humboldt^ après avoir supposé qu'une a^yxîe détruit pour quelques instans l'irritabilité des parties extérieures ^ sans diminuer celle àes parties intérieures , s'écrie : « faudra-t-il , parce que rinita* tion galvanique ne produira rien e^ttérienrement , tenir pour mort l'individu sur lequel on opère } Une commotion électrique, conduite ao travers dn cœur , ne pourroit-^Ue pas ranimer les paisanom de cet organe , qui \ à l'aide du sang artériel , porteroit peut-être encore . isb \âe dansciout le système animal? » . : .! ! ,.\:
Mais l'objection la plus importante contre Topinion que combat Humholdiy'st dre.des.ahernatives de Texcitabilité , et de son retour, lociqu'elle paroît anéantie. Crhe a dit à Hufilamijcpt le retour de b force vitale dans le cpjps iiufflals> -après ' qu'elle a cessé de %é montrer , . est uxîe chimère. Il faut alors oser nier i/inori des efl^ sur lesquels l'observation peutseufe jieus édaocc*
Il £lut alors donner à HiuaMJe un démenti £ormd , lorsqu'il dit qvic j dans 1q cours des expériences <{u'il a ^tes pour déterminer les effets des substances salines et autres ^ sur les fibres nerveuse$ et musculaires , il a vu plus de mille fois que le foible stimulant du sine et du plomb initoit fortement des organes p sur lesquels , peu. de minutes auparavant^ le stimulant le plus actif du zinc et de Tor n'avoit pas produit le moindre effet ^ lorsqu'il ajoute avoir vu rirrita];>ilité dii^paroitre jitsqu^à.ucûs ou quatre fois dans les mêmes muscles » ft 7 reparoître aussi souvent , pendant q^'il 1^ iQçttoîc alt^natiyeoiçnt, en contact avec 4^ l'opium y de l'oxide d'arsémc » de l'alQohol y du musc 5 des acides et des alcalis.
Tout cela prouve que ce n'est pas juine yaine inquiétude qui a £iit avancer à Humtotdi (p^e. le galvanisme peut induire en erreur , en annon-» ^ant la mort , là où II n'y a qu'un défaut d'irritabilité plus ou moins complet y .plus ou moins passager. U n'a pas fait ses e^^périençes^seulement sur les animaux à sang froid : il les a faites sur ses propres nerfs ^ et , il a vu que les solutions alcalines et l'acide muriatique oxigéné augmentoient autant sur eux l'effet du galvanisme, que sur ceux des poissons et des grenouilles. ^ La vie , dit-il 9 n'est pas une matière que l'on puisse ajouter au corps animal , ou qu'il soit facile d'en II*. Partie. C c
séparer k volonté. Les phéhomènes vitaux sont le réhiftat d*une cértalrtfe organisatiaii tie matière, dont la forme et le niëïange sont déterminés. Voilà pourquoi une altération dans le mélange, produit hécèssaiirementde nouveaux phénomènes; et ce qtie nous nommons destruction de Pcxdtabilité , en vertu d'un commenceménr de putréfacdon , n*est peut-être riei) autre chose tjrftm moindre degré d'excitabilité. »
Quoiqu*dn ne puisse , d'après les exp&îences et les raisonnemens ^ttumbdidcy regânïer'lc gàlvaiîisme comme un'ftioyeri infaillible de dîstîngiief la véritable mort de icfelle qui n'est qtfa^n ^arentè, il est bien éfoigné^dè rejetter totalement l'opinion de Crive et té' iittôyen qu'il propose, parce que , sans donner une certitude cdmplefte, H péirt cependant fournir un haut degré de probabilité , qui* n'est pas à rejetter dans bien des circOn'sISuices , parce qli'îl peut être très-applicable Et d'une 'gtànde ressource^ dans tous les casoà l'on * ne "peut attendre que la putréfaction ix commencé,' par e^em^le, dans les combats ^ soit sur terre soit sur ""mer J^Pèrsûadé , non sans fondement , qu'après une bat^tle , les chinngîens font avec trop de légèreté le rôcensementdes soldats qu^s décident morts , parce qu'ils n'ont plus ni pouls ni respiration , ce qui fait qif otv les laisse sur le champ de bataille ^ exposés à toutes
les injures de Tatr , jusqu'à ce qu'ils soient jettes dans unefosse^ Humboldtcioit que ce seroit un grand JbieoÊûr pour les malheureux militaires y si les chinupens d'armëe étcnent toujours munis d'un appaceil galvanique , tel qu'une simple lame d'argent et une de zinc , avec lesquelles , après avoir mis â nu le muscla biceps du bras , ou les ga»troc^némiens , ils pourrotent ^ en peu de minutes ^ et sans autre préparation , ^e l'expérience sur chaque corps présumé mort. , .^
^ Le gdvanismt a-^t^il le pouvoir Je rappeler à la vie J^ personnes. ch[ qui elle parole éteinte ? Telle est la seconde question qu'examine Humboldt. C'est la multitude d'observations qui constatent l'analogie de l'action du galvanisme sur. les* organes des animaux 9 avec celle de l'électricité; c'est fana^logieiBasâfeste. entre les phénomènes. galvaniques et électriques 9 qui ont fait naître à f^alli l'idée de proposer Ift stimulant métallique comme un puissant revivifiant pour les personnes asphyxiées;: dé]k il avoit rappelé à la vie deux poules noyéê^^ et qui paroissoient mortes. Anschtl a fait, avec succès de semUables expériences, sur des grenouilles étouffées dans • du gaz hydrogène* Smmr mering^ proposé de faire ces expériences sur les personnes mortes en apparence, en portant l'irritation sûr le nerf phrénique , qui y à raison de ses anastomoses avec le ganglion CsdÎK^e, avec le ntt£
Ce 2
4t>4 HISTOIRE
téairrent et avec les nerfs brachiaux, exckek plus de mouvetnens sympathiques. HumlnUdt témoigne avec raison sa surprise de voir que Qh^ condamne toutes ces expériences comme inutiles^ «t ne craigne pas <le dire que la propositioa mise len avant par VoUi et Sammcring , décèle nua^a»mau^ xhei Vun a tlu[ Famrc , ptu de commssaucer physiaiû^ms > patholop^s et theraptutiqucs ; ce quTiL xsi bien loin de prouver. *
Une question intimement liée à la précédente^ est "celle de savoir si le galvanisme pem ètie regardé comme un moyen de guérir la gmittesereihe y les afiections rhumatismales , les paraty^ sies des extrémités , etc. Si le stimulant métaîtlique est utile chez les^ asphyxiés , où tout le système y tfUit nerveux que musculaire^ est dans un ,^état de paralysie, il est permis d'en atttendbed'aussi bons effets , dans des cas de paralysie paiddie , (tels que certaines affections de Festomac , des yeux , deà extrémités des vaisseaux cutanés. Pféf ^objecte, contre^ ra(]^catioh du galvanisme dans tes maladies paralytiques y tju'il vaut mieux les •combattre par le. stimlilant élecâdque , dont on ^i&it augmenter ou idkûnuer la force à vo* ^lonté. N'en estait pas de même du- stimulant métallique ? et si l'expérie&ce ne nous^apasencore' tout appris sur les. rapports qui existent entre les effets de ces deux aioyeas, s'il étoit vrai^ contre
DU GALVANISME. 40c Topimon commune d*aii)ounPhm , que les phénomènes galvaniques et électriques diffèrent essen-^ bellement entre eux, comment pourroiton décider a priori que le&uns et les autres exercent sur la fibre animale ane action de la inême nature ? C'est cequ'apprendront les expériences faites sur les mem«« bres paralysés , après y avoir appliqué des yési*^ catoires , ou sur d'autres ulcères artificiels.
Le galvanisme semble promettre plus d'utilité* dans les affections rhumastimales, ainsi que dans, d'autres * maladies y où, l'on se propose sou-^ vent d'établir au dehors ua écoidement des. humeurs. HumboUt dit que dans les. expériences, qu'il a faites à différentes reprises.sur lui**même^ la sécrétion de l'humeur lymphatique contiouoit aussi long-temps, que l'on prolongeoit l'irritation galvanique sur les ulcères formé&4>ar les cantha-^ lides; et ce qui étoit encore plus. remarquable^ c'est que l'activité des vaissaux cutanés se trouvoit augmentée , au point que la sécrétion se* prolongeoit quelque temps après qu'on avoit cessé^ l'application des métaux. Le docteur Anschel a^ écrit à Humboldt que les expériences qu'il a faites à ce sujet, surlui-même> confirment les jsiennes.. On pouiroit de même essayer l'effet des émana-^ tions électriques siu: les plaies des vésicatoires » et les comparer à l'effet du galvanisme.
Pfi^^ déduit avec beaucoup de sagacité, deSi
Cc]
4o6 HISTOIRE
eiKpériences galvaniques, un moyen de reconnoîtresi la cataracte peut être opérée avec snccès. Mais il fait en même-temps la remarque que ce moyen n'est pas infaillible , puisque le coup de lumière que détermine le stimulant galvanique, dans l'expérience de Hunur , peut n^avoir pss lieu , quoique la rétine conserve sa sensilAfiié. Humbolit dit connoître plusieurs personnes cha qui l'expérience de VoUa et de Hunur ce 6k point apperce voir de lumière , quoique leurs yem soient parfaitement sains ; fait qui , dans le cas de cataracte , peut donner lieu à une double ia^ certitude. Car, pour tirer une juste conduàcn de l'expérience dont il s^agit ici , il &udroit sa* voir, i^. si l'œil du malade étoit susceptible de l'impression galvanique , avant qu'il eût perdu la vue; x^. si la privation d'excitabilité, après la perte de la vue, dépend d'un vice de k rétine et du , nerf opdque , ou d'une circonstance co*exi$tante et accidentelle, telle qu'une affection du second rameau de la cinquième paire.
Un avantage très-important pour les anaromistes et les physiologistes , que procure ie galvanisme , c'est celui de fournir le moyen sur de distinguer les nerfs des autres organes , et sur-tout des vaisseaux. Humbotdt croit que la chirurgie doit, au moins pour sa partie théorique, trouver
DU GALVAN 15 M E. 407
4e grands. avantages dans ce moyen; ce qui est
probable. Un autre avantage non moins précieux ,
qu'on tire des expériences galvanique^, c'est
d'avoir une manière de calculer le degré d'exci-*
tabilité d'un nerf ou d'un muscle. Humboldt est
persuadé que la doctrine du galvanisme ne rér
pandra jamais plus de lumière sur la médedne
pratique , que lorsqu'on étudiera cette doctrine
sous ce point de vue*
Le galvanisme seul ne suffit pas 9 sân^ doute ^ pour nous conduire dans le labyrinthe inextri* cable des phénomènes, suite des changemens c|u'éprouvent ùos organes dans leur excitabilité , * changemens dont la rajndité plus on moins grande échappe à notre observation ; mais* le galvanisme , s^il ne nous éclaire pas, nous fournira au moins un point d'appui. « T6iites les expériences que j'ai * faites à ce su}et, dit en finissant Humboldt ^ tous les faits rapportés , qui nous conduisent aux ob* servations les plus importantes sur la matière médicale et sur les procédés chimique^ vitaux y auroîent été à jamais perdus pour moi i sans les expériences sur l'état des ner6 , à l'aide de l'irritation métallique, h
Cette lettre de Humboldt est , sans contredit , pleine d'idées neuves et intéressantes ,' et même' de vues ingénieuses. Mais il y a différens points que l'auteur ne fait qu'indiquer , et sur lesquelsi
Ce 4
4o8 HISTOIRE
cependant on dèsireroît des boldt\es suppose suffisamment connus r ils peuveat rêtre en effet pour ceux qui ont lu le détail deses expériences sur t irritation de la fibre musmiense tf nerveuse y dans un ouvrage qui a été traduit m allemand ( an 7 ), et dont la connoissance est indispensable à tous ceux qui s'occupent ôes factions de l'économie animale.
%. VL Dans une note sur le traitement des paralysies 9 par le galvanisme, insérée dansk journal de physique ( floréal an IX , {>. 391 } , il est dit qu'on a écrit de Berlin , que le docteur Grapengiesser (^ dont nous avons rapporté les ex» périences curieuses, chap* XIII , dans l'extrait de l'ouvrage d'JETcM^^), et le professeur JKvir ont appliqué avec succès le galvanisme au traîteinent des maladies qui sont une suite de la paralyàe ou de l'afFoiblissement des ner& d'une partie, ainsi que dans la surdité , et qu'ils ont employé les piles galvaniques.
Cette note , alors presque insignifiante, devient très-intéressante , depuis Touvrage que M. Gra^ pengiesser a publié en allemand , à Berlin , sur l'emploi du galvanisme dans le traitement de% inaladies (i)^ et dont nous allons placer ici
(i) Le titre est : Vcrsuche dtn galvanismjù ^ur hdlmig tlnlgcr hrankheiun an^uwendcn anguuOt wtd bescÂriekn vo»
l'analyse , que le C* Jadtlot a bien voulu faire ^ à notre prière. La voici , teÛe qu'il Ta rédigée.
Analyse de Fessai sur t emploi du galvanisme dans le traitement de quelques maladies y par C. J. C. Gra^ penpesser , docteur en méduine et en chirurgie. M. Gro' pengiesser, ami et collaborateur de Humboldty a réuni i ses propres observations , sur l'usage du galvanisme dans le traitement des maladies , celles de plusieurs autres médecins. Il lui a paru convenable de les faire précéder de la description succincte de la pile de Folta , de recherches sur son action dans l'économie animale 9 et de la comparaison des effets galvaniques avec ceux de l'électricité ordinaire (i).
C. /. C Grapengiessir dtr ar^neikundt und wundar^neikunst dûctor, avec planches, Berlin i8oi. C'est ainsi (}ue cet ouvrage est annoncé dans le Journal de littérature étrangère', n*. année , n^. 3 , page lOf • Le rédacteur nous apprend que le D. Augustin, à Berlin ^ avoit publié une Ustoirc du galvanisme , dans laquelle il rend compte des expériences des diffîrens auteurs qui ont écrit sur ce sujet , et de celles que Grapcngitsstr a faites, pour connoitre l'effet que produit le galvanisme dans les maladies ; mais que ce dernier ayant trouvé incomplettes et peu conformes à la vérité , les citations du D. Augustin , il a pris le parti de les publier lui-même, et d'y en ajouter quelques autres , faites par les D0< FUtrs et Voelkir , à Berlin.
(1) Comme nous avons déjà donné cette description.
L'auteur remarque que les piles composées de ziûc et or ou argent » sont les plus éner^kpies, mais que leur action , très-irrégulière , doit les faire bannir de Tusage médical ; que celles qui sont composées de zmc et cuivre , leur sont préférables, parce que leur action, quoique p/iif foible , est plus sûre et plus constante.
L'une des extrémités de la pile est déâgnée sous le nom de pôU linc , l'autre sous celui de pôle cuivre^ et il est reconnu que Télectricité du premier est positive , que celle du second est négative , qu'ils excitent l'un une saveur adde et une lueur rougeâtre , l'autre une saveur alcaline et une lueur bleuâtre.
Humboldt et Volta avoient remarqué y dans la dissection d'organes séparés d'animaux vîvans, que le galvanisme est un moyen avantageux pour reconnoître les nerfs dans leur tissu ; M, Craftn^ ffessif assure que ce moyen peut aussi servir à indiquer les distributions des ner& superficiels, par exemple , de ceux du nez et d'une partie éa reste de la face , en plaçant une des extrémités de la chimie galvanique sur la membrane nazale, et Vsaxtre sur quelque point de la peau qui recouvre le nerf
à l'article des trayaux de Volta, chap. IX et XVHl de cettç histoire y il est inutile de la répéter ici.
frontal. VoUa avoit déjà annoncé , et Humboldt a depuis écrit d'Amérique ^ que le phénomène de la toq>kUe semble être un effet galvanique ; Tau-» teur conclut de ces diverses considérations, que, dans les animaux vivans , les ner6 sont de trèsbons conducteurs du galvanisme ; que cet agent influe sur eux d'une manière fort analogue à rélectricité ; que cependant il semble pénétrer plus profondément dans leur tissu , et y exercer ^ luie action plus durable et plus locale; qu'en conséquence, il paroit être très«stimulant , et propre à déterminer Faction nerveuse, même dans les cas de foiblesse de ce système , et de paralysie , où l'électricité ordinaire est inutile.
L'auteur développe ensuite les causes des nombreuses variétés qui se remarquent dans les effets , soit de l'appareil galvanique simple , soit dé la pile pourvue de conducteurs, qu'il désigne sous le nom de baturit : ces variétés tiennent à la nature Aes pôles , à l'ordre dans lequel la chaîne est établie , au point de son étendue , par lequel on en détruit la continuité , à la durée de l'application galvanique, et bien plus encore , à la constitution et même à l'état instantané des nerfs dans chaque individu.
Qn'on prenne une plaque de zinc et une plaque d'argent , que chacune soit mise en contact avec une plaie de vésicatoire; la plais correspondante
au zinc cessera la première de fournir de fa se- 1 rosité, et il s y formera bientôt une escarre.
Si Ton porte un doigt mouillé sur le p^e 2311c d'une batterie y on y éprouve y la ch^ne étant fermée , une sensation semblable à celle que cause un coup porté sur le nerf cubital ; le même do^, placé sur le pôle argent , fait éprouver une sensation semblable à celle qui accompagne un gonflement inflammatoire, i
Si Ton adapte aux deux conduits auditif ,\es conducteurs d'une batterie, celui du pôle zinc excite un £>rt ébranlement dans Torgane auqfu^ il correspond, avec des irradiations maïquéesel un bourdonnement ; l'autre occasionne une douleur pungitive.
Le conducteur du pôle zinc répondant à lab membrane des narines , et la main mouillée étant placée à l'autre pôle^ on éprou Ve dans le nez une douleur lancinante insupportable , et une forte envie d'éternuer. Le bout de l'autre conducteur, substitue au premier dans les narines, fait éprouver une douleur pungitive.
Le pôle zinc excite aussi , sur les organes de la vue et du goût , des irritations bien plus&rtes que le pôle argent; et il en est ainsi, noo seule-^ ment à l'instant oiil'on complette les chaînes , maïs mêmependanttouteladuréedeleuracdon* Lorsde leur ruptiure ^ on remarque de& e£Fets inverses. :
L^unpirtession la plus vive se fait sentir , dans ce moment , vers le pôle argent , mais instantanément , et sans effacer , comme Rkhtcr Tavoit prétendu ^ la sensation excitée auparavant ^ du côté du zinc. Vbt exemple , il arrive souvent que le bourdonnement se prolonge y quand Papjdicanon galvanique a cessé , et il n'est pas rare de ressentir , quelques heures après , sur-tout le soir, au moment de s'endormic , le retour des divenes impressicMis que cette action avoit occasionnées , et. paiticulîèrement celle de Téclair dans les yeux.
Onremaïque ausa , dans la nature et ks de- :grés des commotions galvaniques , et des impres* -5dons qui leur succèdent , des variétés relatives aux points de la chaîne par lesquels on la cook ,|»lettef ou on la rompt; pour remédier à l'inexci- . tabilîté qui résulte , dans les nerfs , de l'applica* don OHitinuée du même appaieil galvanique , il -suffit dlntervehxr Tordre des piècçs qui compo^ ^ent la chaîne ; enfin , les conditions relatives aux tempérâmens eti Tétat dés nerfs, donnent lieu à des nuances tellement variées , dans les phénomènes dont il s'agit, qu'on ne peut en former le tableau; mais ces nuances ne méritent pas moins toute Tatteiitian des médecins.
Après ces considérations sur l'action galvanique tt sur ses principales modifications, considérations
qui servent de préliminaires à leur applicadoa m traitement des maladies ^ M. Grapcnpcssir passe i l'indication de celles dans lesquelles on peut mcourir au .'galvanisme. SeloQ lui 9 il peut être utîk, i^. dans les^ paralysies dea extréniitésy dues à h fbiblesse ou à la cessation de l'action nerveuse, et même dans celles primitîyement déterraîoecs par d'autres causes ; par exem^e ^ par la compression du cerveau 9 ou par la répercusnon d'une affection exanthématique , ou par une aflêcdon rhumatismale 9; quand ces causes ont été avantageusement combattues par les moyens usités.
2^. Le galvanisme est indiqué dans la foiUesse delà vueet dans la goutte sereine,dues uniquement à rinexcitabilité du nerf optique ; mais on conçoit coml>ieRil est essentiel de. bien s^assurerde la nature de. ces dérangemens de Toi^gaa^ de isi vue ^ avant d'employer un moyen aussi iititant : 3^« U convient dans les difficultés d'entendre et les surdités dépendantes, de rafficnUissemeot nerveuse 9 ce qu'il .est toujours ^ aussi important 1 que difficile quelquefois à constater ^ et dans cet* tains boiurdonnemens des oreilles. L'auteur averat que ce dernier symptôme , qui survient assa souvent par Tapi^cation galvanique , n'a pas d'inconvénient^ quand il /cesse, avec elle , mais qu'il est de mauvais -augum^ quand il se prolonge plusieurs heures après ; que cette applicadoa
prcKluit, dans quelques cas, des efFets semblables à Teau qui bout y au bruit du vent, des cloches, ou à celui du chant très-fort d*un oiseau.
4^. Le galvanisme parmt encore convenir dans l'enrouement et Taphonie , qui consistent dans le défaut d'action nerveuse : 5^ succèdent à une inflammation , on à la fatigue occasionnée par le chant y par des cris , H suffit d'appliquer la bat* terie, du ûiên^ l'appareil simple, sur la peaii mouillée-; mais s'ils ont paru à la suite d'affec'*' tiens catarrhales , exanthématiques , rhumatisan* tes y arthritiques ou vénériennes, le moyen pré* férable est d'appliquer sur des plaies die vésicatoires Vapparôl le plus simple : il agit , à la vérité, moins fortement; mais il a l'avantage de pouvoir être supporté plus long-temps par les malades , ce qui est nécessaire alors. L'auteur ajoute que les^ maladies du laiynx , dues à une affection lymphatique , comporteroient aussi l'usage du gai-* vanisme i comme résolutif; mais qu'il seroit toujours essentiel d'employer en même-temps les remèdes généraux indiqués pat les circonstances.
5^* Le même moyen convient certainement dans la paralysie du sphincter de l'anus et de celui de la vessie.
6^. hPagiroit-il pas utilement dans l'asphyxie, qu'on peut regarder comme une paratysie momentanée ? Hnmholdt a fait des expériences sur
;jx6 HISTOIRE
cet objet, avec Tappareil simple : n'est-il pas évident qu'on obtiendroit j avec la pile de VolUj da efFefô bien plus prononcés»
M. Grapen^esser imagine que le galvanisme seroit aussi employé avec succès , cooune résolutif,, dans certaines sciaticpies chroniques, dam les tumeurs blanches des articulations , dam le goëtre , dans le iBéUçéris et l'athérôme cmuneaçants. U dit même en avoir reùsé quelqu/s avantage , dans un cas 4^. métastase avec inflanuiuition, à Tarticulation du coude et à celle de b cuisse ; mais il regarde principdement le galvanisme , qui est toujours un stimulant énergique des forces vitales, comme un moyen puissant à mettre en usage , au moins comme auxiliaire , dans le traitement de beaucoup de maladies du système nerveux ; d'ailleurs , appliqué sux des vésicatoires, il agit aussi fortement, comme dérivatif.
Apfès avoir offert le tableau des maladies dans lesquelles il croit le galvanisme convenable. Tau- i teur décrit les différentes sortes d'application qu'on en doit faire , selon la nature et le siège de chacune ^'eUes : il préfère, dans presque tousles cas , la batterie à l'appareil simple , commeagissant plus énergiquement.
Dans la paralysie des extrémités , il place les conducteurs, ou sur la peau seulement mouillée,
ou
3U sur la peau dénudée par des vésicatoires ; de façon que celui du pôle zinc réponde au tronc nerveux, et que celui de Tautre pôle réponde à ses principales ramifications L'expérience lui a appris que cette disposition des conducteurs est la plus avantageuse y et que dans certains cas , la paralysie a éteint Pexcitabilité à un point tel ; qu'on est obligé d^employer une pile'de 150 couches 9 pour obtenir quelque effet.
Quand on applique les conducteurs sur la peau «nouillée, Tefiet constant de faction galvanique un peu prolongée 9 est d'augmenter la sécrétion de la sérosité sur les plaies , - ou de déterminer sur la peau une dépression rouge , de laquelle il ne coulé pas <le sang , et où il se forme assez vite une escarre : dans tous les cas , cette application excite considérablement les forces vitales ^ et augmente la chaleur locale.
A raison de la sympathie qui existe entre le
nerf nazal et le nerf optique, pour stimuler ce
dernier dans laâFoiblissement de la vue et dans
la goiirtte sereine , on dispose la batterie de ma«
Aière 9 que le conducteur du pdle cuivre se trouve
en contact avec la membrane des narines , et
que celui du pôle zinc réponde à une partie
mouillée ou dénudée de. la^au qui recouvre le
trajet du nerf firontaL II est à remarquer que la
' lame métalfique terminant l'un des conducteurs ^
!!•. Partie. " Dd
4i8 HISTOIRE
appliquée sur la membrane nazale» y occasioiai bientôt une excoriation et une sensation iasuf portables. Quand cet inconvénient a lieu ^ on pocB le conducteur sur la mâchoire supérieure, piè des dents molaires ; mab quelquefois îL y cause encore de si vives douleurs , qu'on est ûbBgi de l'appliquer enfin sur la peait moinllée d^ la )oue« %yaiit soin de varier très-feéqucmmffii ses points de contact avec elle.
La manière la plus sûre d'irriter k nerf optique 9 consiste à placer le bouton qui tsnubi le conducteur du pôle cuivre, et encore nûen celui du pôle zinc, sur la cornée qui, avec k» humeius de l'oeil , transmet, comme substance humide et conductrice y l'irritation jusqu à la rédoe Il est vrai que xe mOde d'apfdicatioff cz^ les plus grandes précautions ^ parce qu'en srinmhnt extrêmement fort .l'organe , il excite «me abondante sécrétion des larmes , et occasionne quelquefois une rougeur très-vive à h conjonctive^ et même, dans l'oreille, une doulenr insupportable; mais souvent il détermine des contzactîaDS dans l'iris, qui restoit tout-jb-fidt immohili ai^ ravantf
; Dans les nudadies de l'oi^ane Jt fouie , si l'on se propose de soumettre les deux ordOes à l'action g^Uvaniqu* , on adapte à rcztrémité de chacun des condacteucs une tige métallique ^
D U G Al. V A N I s M E. 419
^ contenue dans un tube de verre » et dont f extré- ^ ffiité courbée , )xnirvue d'un bouton ; et dépas- ( taxït celle du tube y s'introduit , enveloppée de - linge , dans les conduits auditifs : on laisse ce^ ^ tiges en place pendant quelques minutés , une ou E deux fois par jour ^ de manière que le conducteur L du pôle zinc réponde à Poreille la plus insensible. : l^es ner& acoustiques sont ainsi très-îtrités ; on trroit tntendre un bruit plus ou moins fort : Pir- . ritaâôn s'étend même qudquéfois jusqu'au netf I <iptiqueé
On peut atissi appliquer, sur la peau dénudée, des vésK^toires situés derrière les oreiDe^, des plaques de deut Ou trois centimètres d'étendue , Pune de ^inc et l'autre d'argent , unies ensemble par une clunne d'or et d'argent. On fixe ces plaques avec ixn ruban , et on les laisse en place pendant plu-* »eurs heures: leur effet constant est de déterminer ^écoulement de beaucoup de sérosité, et de donner fieu, du côfé du zinc, à la formation d'une escarre , dont on aide la chute par les moyens appropriés, pour renouvder ensuite, selon l'avis dé riEiuteur , lès mêmes appfications. U arrive quelquefois que Touîe se rétablit pendant le séjour des plaques sur la peau ; mais Fauteur convient que cet effet est rarement durable.
Quand il ne s'a^t d'exciter l'action galvanique cpie* sur une oreille , on n'ajuste que de ce côté
Dd 1
la tige du conducteur qui vient d'être décrire , et pour complQtter la chaîne , il suffit de porter la main mouillée à l'autre pôle de la pile, ou de faire répondre le second conducteur à un yésicatoire derrière l'oreille malade ; ou mieux encore , on porte, derrière le voile du palais, sur la trompe d'Eustache, le second conducteur terminé par la tige précédemment indiquée. Ce mode d'application sur une seule oreille, .est le plus énergique , et il est toujours sans inconvément. Pour employer le galvanisme dans la paralysie de la vessie , le conducteur du pôle zinc doit se placer, chez les hommes, dans le rectum, chez les femmes , dans le vagin ; et celui de l'autre pôle doit répondre à un vésicatoire situé au-dessus ' du pubis.
Dans l'enrouement, l'aphonie ancienne, les engorgemens lymphatiques , le goëtre , le rhumatisme chronique, on met en usage, selon les circonstances, l'appareil simple ou la batterie, avec ou sans vésicatoire,
i S- vu. Observations du C Leioutycr-Desmoniefs ,
sur U dartg^ du galvanisme dans U traittmau des maladus. Ce physicien , membre de la 5odété des Observateurs de l'homme , a hi, dans la séance du 28 floréal an 9, de cette société,. les observations dont est question. En voici l'extrait , tA
qu^il se trouve dans le journal de physique (i). 4< A peine , dit Tauteur , savons - nous monter l'appareil du galvanisme , et lorsque nous ignorons encore*la nature de cet agent extraordinaire-, nous le portons hardiment dans le système animal, ssU[ïS prévoir les désordres qu'il peut y introduire , et par conséquent sans connoître les moyens d^ remédier. On sait que le galvanisme réduit promptentent en gelée les parties musculeuses et tendineuses , qu'il décompose avec une énergie singulière les liqueurs animales. Les personnes quf se soumettent à son action un peu forte, ou pfolonge^, éprouvent différentes indispositions plus ou moins vives , plus ou moins durables , selon leur divers tempérament. II est donc de la prudence , avant de l'appliquer au corps vivant , de chercher à connoître , par la voie de Pexpérience^ quelles altérations il peut causer dans les éSSérens principes de la vie. >» Cest ce que le C Bouvyer s'est proposé d'examiner par des expériences particulières sur l'urine et stir la bile.
II obâeirVe que pîus les liqueurs soumises au galvanisme sont composées , plus l'action et la réaction de leurs principes sur les métaux , et de ceux-ci sur elles, sont 'considérables. Ainsi l'eau
(i) Pfftirial an 9, page 467.
Dd3
salée est plus active <{ue Teau pure i Turifie plu que Teau salée, et la bile plus que runue. Le dégagement du gaz se fait avec une telle lapt* dite 9 quHl sort par élancemaos, çix fpraie de fusée , et présçntç à Pœil des corpuscules aloo* gés, qui semblent de nature ^t^us^, çooMie appartenant au corps niuqueux ^ amasse a^ grande qx^antité dans cette liqueur^ CoBune b
. bile a^t fortement sur Içs inétau^i^ , il se 6ît lu précipita très^Ofidant , que Fauteur décrit avec précision , ^insi que I4 manière dont il se ÇQtsifQ^ f u chalutneau,
l^ g^vanisnie change la couleur et la pes»-* teur d«s liqueurs animales « suivant VaftécBûXi de la. colonne avec laquç}Iq elles siont en communication. Nous ne pouvons ^^diquee ces résultats intéressans , disent les récbçteuis du Journal de physique^ 1^ pbsçrvations du C Bou* ryer. deyapt bientôt ^aroître, dans Iç presûer voluqie des Mémoires de bt société dps. cd>ierva-« teurs.de l'homme,
L'auteur nous apprend que^ s'étant appliqué deu3ç foi$ sur les tempes les comducteiirs i^vani^ ques, il ressentit deux fortes commotions» précé^
I dées chacune d'un éclair très^vif, h Ah mted^ ces* commotions , je m'apperçus , dit-U , qutiçesyeux, qui habituellemçnt sont trè«-fatigués p et dans lesquels je sens presque touJQuw de la cbateuf et 4çs
iraillemaiSy n'épiouvoientphisces.petites incom* [xiodiités. Mais cette e^>èGe de guérison subite ne aura guèse , et fiic Ûentât suivie d'une sorte d'étourAssement ^ d'un léger mal de tête qui ne se «UssqKi qu'à la fin de la journée, m
I/auteur^ que des occupations d'une natm^
ifioute (fiaSÉrente empêchoient pour le moment (il
^crivoit en l'an 9 ) de continuer ses observations ^
a cru devoir les communiquer auxsavans, quel^
que impari^tes qu'elles soient ; « heureux , dit^il ,
â^apporter quelques légers matériaux pour l'édi-.
,fice de la sqeiice , aux pieds de tant d'hommes
célèbres iiui U perfectionnent ««. cessa, et U
font pnncipaleaiient servir aasonhgement de fhu^
jBianité sQitfrantfe. »
Ces matériaux du C. Bouvyef'dcs^Momers^ sofic efff ctivement i>ien légers 9 et ne remplissent «lullement le cadre qu'il avoit. annoncé dans son titre, à ea juger du moins par l'extrait que nous venons* de transcrire. Il s*en 6ut bien que l'e»- 4>érienGe ^qu^il cite, {«ncve le danger du galvanisme; elle manque des détails nécessaires pour faire autorité contre le moyen prdposé* Au surplus , il faut attendre la publication du mémoire en entier ^ qui n'a pas encore paru.
Le même C. Bowyér a écrit de Nantes (i)^
(t) Vqyi^ le Jontoal de» (Miban, dn 6 thmnidar an 9.
Ôd4
qu'il a commencé à soumettre à l'acdon du g^ vanisme.le calcul unaaire. Un graVier rond^ très-dur , et pe^nt lin gram 9 a été tcrtafenent disscHis en vingt-quatri heures. 'Dans im tetufs égal, un fragment de calcul 9 aussi très-dur, cr pesant cifiq grains » a perdu envîixm l&dnqui&iie de sQn poids. Ces expériences* ont été £àtes en présence àe&CÇ.Gcrkr^ médecin , et Baài^àù^ rur^n^.qui jouisseat à Nantes d'une ^distinguée.
; $^iVIIL EaàfrautrumUunadnssskaitcUiMussomy puAcia^ attaché à. là riièliothiquc A ÛJcôk tkmôdtemc 4& Pans : cem lùattu dû dt* OppenttOfm^ huàant en médecifu à Paris , et datée de Rems à aS i^aMC
«Au moment, dit-il, où j^ai reçu votre tertre ^.j-avois encoce .l?e^>écance ..que mon père, s*'û tïc pouvoit recauvrer l'usage entier des parties paralysées,' du .moins recouvreroît la v<nr, parce que >e.mûs piroposois abn^ de fidre cobs^ truire ,une. colonne de Folta. Je' l'ai fait construire en effet(i)f et le premier essai en a été Eût
(i) «Les plaques de rinc furent soudées avec celles de cuivre, 'Ct')*înt^t;)>osai "entre chacune dk^ces plaques ainsi doublées , un morceau • d'étoffe. Là-plaque supèrieore ètoît hérissée , au centre j d'aîguiUes de cuivre;»' et garnira ^'^
DU GALVANISME. 41c
le 9 de ce mois au matin. Elle ne "m^a offert d'abord, presque aucun résultat^ SUMoift yefs le coté paralysé, de la langue : mai^ te soif, après avoir mis la colonne dans sa bbke de fer-blanc , etçeUe-d dans une cuvette rem^e d'eau, j'ai placé les extrémités des doigts du: bras paralysé jdans Teau de la cuvette ; ei, • ati moyen d'un conducteur en. argent , j'ai donné quelques étincelles sur le côté de la langue non paralysé. Je n'ai . eu presque aucun effet des premières étin« celles ; mais bientôt j'ai été assez"étOitné de voir les doigts para^rsiés se moùvoif , tt kf langue se retirer de l'extrémité du conducteur avec beaucoup, de vitesse, t Enhardi par ce premief succès ^ l'ai {^cé l'extrémité du conducteur du côté ^* jralisé de la langue ; d'abord je - n'ai eu aucun résultat^ mais bientôt aussi ce côté: sentit les étincelles , et les doigts firent encore^ quelques mouvemens. . H
^. ^ Le lendemain 10, je: recommençai l'expéji^ence, la cûbmne étant fdâcée dans l'eau. Le ;Succès fut plus grand que .celui.de la première
cil conférence j de petites, aspérités du mémo métal. Cette disposirion m'a paru beaucoup plus convenable à la pro- *duction des étincelles , et par conséquent a l'effet que je idesireis produire, que si la surfiice de la plaque supérieure eût été plane. »
^x6 HISTOIRE
expérience. Les muscle» du liras paratysé se contractèrent avec assez de force , et la langiK du côté paralysé inontra qu'elle étoit très*«eii* sible à reflSrt de la machine, y^
if Le soir je répétai la même expéiMice^ et je l'exécutai eilsuite sur le ined du membre ab» dominai paralysé. Je U plaçai pour oda dus reau de la cuvette, et j'établis, au nK>yendHiii conducteur en fer , des rapports entre la colom» et la langue. Cette nouvelle expérâence a léosà
padaitemeM. >^ 4< Le 1 1 , )e résolus de fidre contracter ks
muscles de la face du côté paralysé. Pour y parvenir, je plaçai Textrémité du conducieur suF les régions de b âce , correspondantes an ttajet des nerfs facial y fous-œéieain et mauonnùr. Tout réussit comme je l'avoîs e^é, et les muscles se contractèrent avec tant de force , qu'ils causèrent beaucoup de douleiir. »
if L'expérience fut iaite ausa^ en appliquam l'extrémité da conducteur sur les^ ulcères des véstcatoires placés sur les parties ajFectées. Le succès en fut très-grand. J'ai remarqué aus», depuis que )'ai commencé les expériences galvaniques , que les tilcères des vésicatoires appU* qués aux quatre membres, suppurent fort bien , et que l'on n'a plus besoin , conune avant) de les ranimer tous les jours. >*
4f Le la et le 13, j'ai continué les mêmes expériences I qui n^'ont dotihé le même effet. Afalgré leur imccès» )e n'osf conclure que celles que ]e ferai encore suffiront pour détruire, en grandie partie» h. mdaidie» purce qu'elle a été trop violente V km de son invftnon* D'ailleurs' 9 lorsque l'on a cessé les expériences » les parties par ralysées rentrent danf le même état où elles ëtoient avant TappUcatioa du galvanisme, et «Iles restent alor$ sani mouvement. Du côté de la langue » oii j'etipéioii le plus , je n*ai rien ^agné. ^
#</'aireim%lei4ilesexpériences qui ont étécontinuées chaque iourenctement, jusqu'au i8. Le malade éprouvoir les plus vives douleurs» lors^ .qu^Qa dirigeoJlt Vealtréfmté du conducteur sur les iilçèref 4q$ véfâç9toires : alors aussi les muscles entraient d^n^ Ufie eontraction assez violente; le mei^bre abdommal étoit même soulevé. Ce dernier phénomène avoit également lieu, si , la m^in é»nt daim l'eair, on appliquoit l'extrémité 4du conducteur mxx k ntdfaçioL »
<< En général» la sensibilité est revenue à son ,étsrt naturel ; peut-être même est-èile exaltée. Les muscles ont gagné di) côté de k contractUité » dans le memhre abdominal seulement ; la pro* gression se fait plus aisément; le malade corn* mence à se soutenir sur %ts jambes , et j'ai lieu
428 H I S T O Itl E
d'espérer que remploi sagement combiné Se laâoivelle électricité galvanique , pourra conixibuen rendbre au bras et à l'avant->bras paralysés , un partie du mouvement, h
« Je ne dois pas vous laisser ignorer que , dais les premiers jours de la m^a^ y la bouche éak absolument de travers j que la langue étoit tirée vers la commissure gauche des lèvres , et que le côté droit de la face étoit flasque et sans énape. Depuis les eaq>ériences y la face est dans son état naturel 9 la langue dans sa position ordinûre, cr le malade a déjà articulé quelques mots. »
M Je termine ma lettre pat la remarque qat le cuivre de ma colonne s'-est considérablement ozidé ; je vous dirai aussi qiie les effets galva- AÎques ont toujours été en raison inverse de cette oxidation : ainsi , chaque jour y après avoir d^ soxidé mes piaqnes avec une^ lessive alcaline, les commotions étoient plus fimtts le matin que k soir* >» ..; >
4€ L'eaù dans laquelle plongeoîtma coloime, a été d'abord pure , puis saturée de muriate àt soude, et enfin de muriate d'ammoniaque. Les effets galvaniques ont été plus .sensibles par /'eam pâturée de ce dernier sel i que par Teau saturée de muriate de soude , et plus par cette dernière, que par Peau pure, t^
Cette lettre contient des détails très-cisieuzt
'et même très-satisfaisans , sur le traitement de 'la paralysie par la pile galvanique; la manière dont le C. Oppermann a fait consnruire celle qu^il a employée , prouve son génie industrieux. Aussi a-t*il eu un succès qui surpasse ceux obtenus jusqu'id par le même moyen , dans le traitement de la même maladie. Tous les amis de Thumanité se joindront à moi pour témoigner aux ci-* toyeiis Opptrmann et Husson les remerciemens qu^ils méritent 9 et leur sauront gré d'avoir publié cette observation.
$• IX. Résumé sur le nouvuM moyen curadf^ tiré de Vappûcûâon du gatvanismt. D'après tout ce qui vient d'être dit, on est contraint d'avouer que cette aj^lication n'a eu encore que des suc* ces peu cOncluans en sa faveur , dans le traitetnent des maladies. On a vu ^m haut que M» CWvc dit s'en être servi avec quelque succès 9 pour distinguer la mort vraie de la mort apparente y ou de l'asphyxie. M. Hum^ boldt , dans sa lettre à M. U>dtr , a combattu avec assez d'avantage l'opinion de Crtve , et a prouvé qu'il pouvoit exister une mort partielle dans un des muscles qu'il a désigné, sans que le reste du corps y prit part, que la susceptibilité pour le stimulus méchanique peut être anéantie, sans que l'irritabilité soit en général
430 H i S T O f II £
épuisée; enfin I que le stimulus galvamqiie^ appliqué de la manière qa^ décrit, n^est pa^ k stimulus le plus fort que nous coonoisslotis.' car réleoridié de ta iKibteille de Leyde, et la pile galvanique 9 agissent urec encore p!u de force; ce qui rend la méthckie de M. C/m un peu douteuse*
On a encore tu que M. Pféff^L aussi proposé le stimidus galvanique dans qtielqfies maladies » spécialement dans b paralysie du Aeif opùque. Comme il y a quelquefois compBea^n de li cataracte avec Tamaurosis , dont les caracréres ne sont pas toujours certains er évfdeiiSi à a conseillé d'employer le stimidœ g^vaiûquc^ qui est un moyen de lever les do^fes. â» daSas^ le cas de cataractxf , où la complica^on avee Famaiirosii n*est pas manifeste, Tapplication de àûuat eaeci^ tateurs différens, d'après le procédé cOmiu, ne produit pas de sensaticki pankulière dans Vcnl» il est plus que probable qu'il y a en même temps amaurosîs : dans le cas contraire ^ un peut juger que cette dernière maladie n^existe pas.
Mais c'est sur^^tout M* Humboldi qui a enrichi son ouvrage (i) de quelques applications trèsjudidett^es à la physiologie ^ à la patholo^e et
(i) Fûyti Textrait que nous en avons donnée cfaap. Xffl.
à la thérapeutique. Il a montré que le stimulus galvanique' influe considérablement sur les sécrétions 9 les altère d'une manière très-remar* qnable, et qu'il peut, sous ce rapport ^ être employé comme un stimulus opposé , pour cor* riger des sécrétions perverties. D a rendu sensible , par ses e3q>ériences ^ une espèce d'atmosphère autour des nerfs , laquelle est attestée par beau* coup d'autres phénomènes* Enfin il est parvenu ^ par l'admômistration d'une sorte de lavtmmi galyamquâ y eîk établissant une communicatioft entre la bouche et l'anus , avec du zinc et de Targenty à rappeler à la vie de petits oiseawc frappés d'une mort apparente.
Sans doute le galvanisme n'est pas assez puissant pour ressusciter les morts : peut-être lui trouvera* t*on au moins la vertu de Êiire découvrir les signeu dJ^unevieenooreenstante^ chez Fhomme , IcMTsque tout semble annoncer une mort certaine ? Cette es-i pèce de miiacle peut être sfttribuée au galvanisme » ui l'on en croit l'auteur d'une lettre insérée dans le Journal de Paris 9 du f vendémiaire an 9. M Fetiy y après avoir déploré rhoitible abus d'enteirer trop promptement, après avoir cherché à réveiller Pattention publique sur les dangers <]ui en sont inséparables, ék : 4< Dès tes prèmieis » instansde sa découverte , je vis qtie le galvanisme »> pouvoit fournir uijl moyen des plus faciles pour
43X > HISTOIRE • 9^ garantir chaque individu du plus horrible def » supplices. Il suffiroit pour cela d'iatrodmre , H d'a^rd légèrement 9 dans quelque partie mus- >9 cuivre 9 les pointes aiguës d'uii excitateur gat y^ yanique : on ppurroit ensuite les enfoncer de >» plus en plMS, s'il né se manifestoit aucun reste H de vitalité. J'ai différé «jusqu'à présent ^ ajoute iè M. Fefxy 9 de publier' cette idée , dans la trote >» certitude où je suis que , malgré tous les avanie tages et la facilité de sonexécudon^éUeanxa 9» le sort de mille autres proportions utiles n. Cela pourrait bien être ; car celle de M. f^er^y n'a pas autant d'avantage qu'il le croit , - et le moyen qu'il indique n'est pas aussi efficace qu'il le prétend. On n'a :pas encore été à mêihe d'observer, sur les parles de l'homme ^'d^urvues de tout sentiment '9 de tout mouvement , les mêmes effets qu'on a apperçus sur celles de certains animaux dans un semblable état ; il est même plus que probable , d'après la connoissahce exacre qu'on a de la structure des premières , que les expériences galvaniques tentées sur ces parties, ne donneroient pas les mêmes résultats qu'elles donnent sur ;celles; des animaux. Pourquoi d'ailleurs avoir recours à unrmo3ren incertain pour s'assurer de la certitude de la mort /l(mque Ton en a de plus certaii>s, de plus efficaces, etqiii, ' lorsqu'on |es emploie, ne laissent plus de doutée
5*^* Le C /Vtm/i^ frappé du danger quepeuvent coaiir certaines personnes peu veisées dans Texercice des- expériences galvaniques , a cru devoir consigner ^ dans le Journal de Paris du 6 vendémiaiiie an 9^ une observation essentielle^ relative à ces expériences* Il prétend qa'il nie £uit Jes répéter qu'avec précaution ^ et attendre que FEcole de médecine , qui^'eh occupe j ait'donné son opinicm sur lacausedes etfet» singuiiersque prodnitle galvanîsaie* Il dit avoir traité avec succès plusieurs mabdes y par le moyen de Télectricité ^ msà^ qu'iiatrèp>taremeotemployéle$co0imotions.CelIes diu galvanisme lui paroissent pour leî moins «issi ^ngeieuses y et voici comme il te prouve, h On n sait 9 dit-il y que si Ton pose une pièce d^urgent p au bas des gencives inférieures ^ et u|iei'{)ièce 99 de zinc au haut des gencives supérieures ^ on 99^ voit des éclairs phosphoriques , toutes les fois )^ qu'on met ces deux pièces en contact. Hé bien ! ^ un jeune hoatme^ à qui jemohû'ois cette ex- 99 pénence<^ et qui Pa répétée i^usicfurs fois de » suite-sur lui-même, a eu pendant 14 heures les )» mâchoires si affoiblies ^ ifàSi ne mangeoit qu'a- 9» vec pône ^ et qu'il loilsembloit que toutes ses #^ dents remuoient dan^ jburs alvéole» H est bien ^ s^ , -diaprés cette expérience-,- une <ies plus » junpksidy^galvanisiiie, qu'une forte commo- M tion , produite par des piles de zinc et d'afg^nt, II^ Partie. . E*
H peut être suivie de quelques effets funesteSf j^ sur-tout chez les personnes dont le genre aei- H yeux est très-sensible et très*irritable« 9f
$• XI.. On Ut encore dans plusieurs joutnauz(i} que la . gazette . suisse a donné la xelatioii de Teffet produit » par les procédés galvaniques^ sm une jeune fille de fiâle y épileptique ^ sourde et muette , et qui ^ dit-on y après quekjues séances^ a recoi^vré Touïe et la parole. On pourrdt ié> pondre : propos de g^uui mais le mot ruawm faisant entendre que , chez cette fiUe^ les êl« cultes f dont il est question y n'étoient que suspendues y. l'effet 9 s'il a eu lieu y est bien moins ^asr prenant.
.Ces prétendues cures^ consignées dans des journaux, dansde^ gazettes » d'après des lettres ano hymes , et sur la foi d'auteurs qv'on ne dte pas.^ ne peuvent inspirer, aucune confiance à l'homme de l'art^ qui ne àsÀt porter son jugeinent que sm des &ît$ authentiques y bien détaillés^. at avoué par la raison^ Qu^ad il s'a^t des sciences, « sur-tout de celle. de la médecine , il faut que ks pveuves <{u'On allègue ,, lès observations qu'on rap porte à Tappui » ne eonfieanent rien d'obscur « tîm
»; Mw I - I, Il I ^1 I irn >
(r)*£t aOGimiacnt'diiUucebû de Pari^« jlu.a.v nivâie a^ w»-. • .' ■
[tu rë{mgne à la théorie et à rexpériehce. Spnt-ee à 1^ qualités qui caractérisent la plupart des faits dtés dans les joutnaux, reUmvement aux guérions atlribiiées au galvanisme ? Non sans douté : maque par-tout ce sont des oui-dires , comme lam ce que nous venons de transcrire y tiré de » Gazette suisse , ôomme dans ce qu'on lit Journal de Paris du %j ventôse de cette bî^ tée ) » et qniy à bien ^^a égards , mérite d'être elevé;.^ àns^que nos reproches puissent tomber iir le Tédkcteur du journal.
« fi }r A. près d'un an , dît un anonyme^, ou i Vottveutttnsottridy suivant là-signature i i|ué4és pqpiw%^rr jious Ont entretenu de çure^ «urpf^ laotes^ Qphées à Berlin , psuriem^yendu gaflu 'anifloie , sur des personnes attaquées dé surdité; lus cécenunent encore,' des letMS â^Qtito ^ lolsteiaet delà Suisse , annoncent que d^ tiié- ^ècms.y ont obtenu les résultats les plus €à¥dr id£e^>tpar le* moyen de ce nouveau IkM^^Tl tf bîeti ^nnant qu'enf ^ France , et suMoiit 1 ^aife^ qui est le centw des^^iences ," oH ne se oie pK encore. occupé' ( dû moins 'les ^èÉMMbc i^enujdBt pas<encete>âtat 'm\efntion^)4'u^^éèëB- ^efte ' si'^rédeuse "h l%umaiâl^, - et^' {foùrroît endmià^la sodélé une foule ^e'^alk^in^ux qui pé0tîssdtot-4e'ne poit^dr^iAr de ses avantages.** ]i <{uelqueB.i^i«édedte;d«f'*^fîai& be soùt ^fà
Ee %
4)é HISTOIRE
occupiib de ce nouveau traiteoient ^ et qn% aient obtenu quelques résultats satîsfaîsans , iii sont priés tie se faire xonnoître , soit par la voie de ce journal , soit enf envoyant leur nom etfcar admise w rédacteur* rirai alors volontieis m'ol* fnt- à eux pour faire une nouvelle épreuve à ^alya/V^fne » qui paroît avoir eu de si grandssuccti d»SîJe$,pays étrangers. »
Cçt^nicle p'^t rien- moins qu'exact. D'afioci; 'ilR:.^.0-?rafe :<Çw tîffwfflage sur losaiédedns de Paris, qui ne mérite. jias de réponse. Ensuite, s J'^not^me parl^ séri^^^ment j il est peu instnnt ;^uand ^^.avaacè qu'à; Paris gn nâL^est pas en j^fSÇMfé de^^^pUcationtlu galvinismean jdg§ ig^lf^!S^^*e$\q\tlz!açun jolirhal n'enu £iit m •H06t!$SUût consultée le fluUet|n de fa société ] rlçn^i^t, ,«dfcïcmrnal de médecine , où sont 4siP^ Igs expériences intéressantes tentées à ce 4e$«^r^lç d^»^decin«; parie proÉBssqwfl ipt j« ]» iC^ TAi/4îyr^ «xpétiencesL kjuc^ j'ai ^ort^ â^deîftiSôiHt'ilr eût connu -tout ce .*QHç H§npRS d^^^o^ stattoce chapitre ,, il >Miîte( réservé) 'dafii. ^ei.^eitionsïf fl aeat -qwe^lf î*rpf^se^jnKri4ài'id«ait.s^ij^ •aH?Â:«lff^vceç^|fcett:€«;ràiil«é:>''^ qtfil ibiea;gîe4é d^auficglfsçK d^: tecfeèfc <î*ii:i« pas. çon(î:^ai»s,24p*»J^i»i9ps:seul^^ew
phénomènes galvaniques un nouveau moyen é» :oii^ttre \ts maladies. Ce séroît sans douté un |rand. bonheur pour lluuhanité^ si, commo le^ iit l'anonyme, cett$ dicouvtrU pouvait rendît a ta* wUd une fouU de malheureux y ipà .gémissent Je m pauw>ir Joàir de, ses avantage» Mais* ce temps n'est* pas encore; veii^;., attendons, espèions, et n'an-* ticipons pas sur l'avenir par vdes promesses , par^ de Élusses annonces , que la raison e^ l'expé-*: . rience , d'accorijt avec eUe , répudient* . .
Au mcauent où je finis cette réponse , je reçois^ . lie Joutqftlr46.P9lis du 3 gejcminal, qui en con-« fient une dû C. BjekfSspn , ^e je. transcris ici ,: ^eUe qu*il l'it, rédigée^
•^ 4i lie& Allematids. nfont œrtaùiement pas été* fGS pruniers à adioimstrer le galvanisme^ commet ^oyen curatif de la surdité*. Si les François ont^ Ijjlonné moins, A^ publies^ -à Icucs tiavaifx , desti ^gue les çonnoissances {^hysii^es «étant ici fdti& ^généralement réf^uidues., la confiance. ne« s'éta-. ^^lit qu'après des succès multipliés. J'en ai déjà nté quelques-uns dans mes précédens mémoires. >> 1^ « LHntérôt connu que M. ^olta a bien voulu ^n'accorder, pendant son-séjotor-à -Paris , et les rj^oistans d'instruction qu'il m'a prodigués , m^'ayatit ^mis à même de suivre pas à pas cette importantes JLécouverte, je crois devoir fcure connoître à la personne qm^ datis votre journal ^ réclame .W
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s^ours dn galvamsme, que depuis long^eof je n'ai cessé de galvaniser et d'électriser ks ft sonnes qui , d'après l'avis d^un médetin y posvwc avoir besoin de ce fluide, h
Ajoutons que le C Robenson^desexpénencam quel nous avon$ rendu compte ( i) , en fût dmsa moment de très-intéressantes , et qui ciofTeK sans doute avancer nos connoissances 5&r k galvanisme. Il vient de monter des pib méià' liques, au nombre de 2,500 plaques de zinc, et autant en cuivre rosette, a Nom paflerom îocessamflient ^ disent les auteurs du joiinial de Vh ris(2), de sesrésukats^ ainsi que d'une expétienee nouvelle qu'il a faite, avec deux diarbons ar* dens. Le premier étant placé è la base d'une colonne de 1 10 élémens de linc et aigenr, et second communiqiiant avec le siMniaet de la pi ils ont donné, au moment de le&riéumon, étincelle brillante d'iule extrême blancbeur, a été apperçue par toute la société. f>
N. B. « M. le professeur Hafh a lu, le 8 mai iSoii dit le rédacteur du Magasin encydopédiqpK
(i) !"• partie , pag. 194 et suit. — ET. partie, page 5"«
(a) Du 22 ventAse aA 10:
^{3) N®. 19, veiitfist an 10, page 370.
& Tacadémie des sciences de Copenhague^ la eootîaiiatioa de ses expériences , relatives à la végétation. Il y a sur-tout été question de Pin* fluence du galvanisme sur les plantes ^ et le sujet a fourni à fauteur Toccasion de parler en mêmetemps de rinfluencd du fiuide galvanique sur les sens« 9¥
Des détails plus étendus auroient été plus sa-« nsÊusans.
P« S. Des personnes ^ qui croient qu'une histoire quelconque ne doit être publiée que lors- .cpi'elle €St absolument terminée, c'est-à-dire, lorsque tous les faits, ou autres objets qui y ont npport , sont recueillis , ot^ecteront peut-être que î'aurdis pu et même dû encore différer la pu*- ]>lication de Thistcâre du galvanisme, attendu qull est très-probable que les .différens journaux, où j'ai principalement puisé pour mon travail, contiendront bientôt de nouveaux matériaux, relatif au même sujet.
1 Je réponds à cette objecdon , i*. qu^n fait \ de sciences , on ne publieroit jamais leur histoire , ^ s'il Êdloit attendre que tout ce qui leur est relatif fut connu , puisque tous les jours leurs progrès se propagent par des écrits nouveaux; z^. que lliistinre du galvanisme, qui paroît aujourd'hui , est désirée depuis trèsrlong-temps , et qu'elle
çst déjà assçz compl^tte y |K>ur qu'on sache k qui s'en tenir à ce sujet , sur^tout depuis la deroîès découverte de Foli^ ; 3 ^. que différer encore, parce qu'il peut survenir 4e nouveaux trsvaoi de physiciens pu 4^ médecins , qui pourront pre* senter de nouvelles vues ^ ce seroit reculer à m» époque indéfiniment déterminée y la puUicatioa 4'un ouvrage , à U rédaction duqud j'ai apporté les plus grands soins , poiu* lui mériter Faocueil du public , et qui 9 tel qull est , peut £zer les idé^s sur la nature et les effets du galvaiusme. Au surplus, si 4e nouveaux maténaux nous pbligent 4e publier une troisième partie , comme ^lle sera composée de matières nouvelles et &férent^. 4e celles des deux premières > die lenr servira d^ suite 9 et formera peut-être le complet ment 4e l'histoire du galv^iâsme» qui pounxut biea être plus près qu'on ne le pense , de sa fin«
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