‹ Histoire du jeton au moyen ageChapitre 25 sur 70 · GETOIRS : DE FRANSE . Z = + DE LATON : DE NAVARRE · texte numérisé non relu

GETOIRS : DE FRANSE . Z = + DE LATON : DE NAVARRE

Écu au semé de France, parti de Navarre , surmonté et accosté de trois fleurs de lis. — Cf. Croix à triple nervure, fleurdelisée et entourée de quatre arcs de cercle. (P/., fig. 54.)

Ce jeton offre une singulière confusion dans ses légendes ; la moitié de l'une se rapporte à la moitié de l'autre, et réciproquement. Il faut évidemment lire : De France et de Navarre^ ce qui indique les éléments de l'écu ; et : Getoirs de laton,

13. Écu au semé de France, parti de Navarre, surmonté d'une petite croix pattée.

Ç^. Fleur de lis vidée, accostée des lettres E et D dans la partie supérieure, et de deux annelets dans la partie inférieure. ( Pl.^ fig. 55.) {Musée de Saint-Omer.)

* 14. Écu semblable à celui du n° 13, mais d'un travail grossier, et sur un champ ponctué.

ÇT. Monogramme qui paraît formé d'un G et d'un R. Champ ponctué. (PZ.,fig. 56.)

Nous croyons devoir donner encore à Jeanne de Navarre les deux jetons suivants, qui portent tous deux les insignes de l'Écurie.

* 15. Écu au semé de France, parti de Navarre, reproduit dans le sens symétrique. Champ ponctué.

Hj'. Deux râteaux, accompagnés de trois fleurs de lis au pied posé. Champ ponctué. {PL, fig. 57.)

* 16. Avers semblable à celui du n° 15.

ÇT. Un seul râteau, sur un champ ponctué.

Si nous posons en principe que les deux jetons n°* 15 et 16 portent l'écu symétrique de France parti de Navarre, au lieu de le blasonner de Navarre parti de France» c'est que les

exemples de ces blasons retournés sont assez fréquents sur les jetons pour que nous nous croyions autorisés à le faire. ( Voir les n**' 4 et 9 ci-dessus, et aux Planches, fig. 49, 61 , 88, 89, etc.) Nous savons que le blason de Navarre parti de France convient entièrement à Jeanne, fille de Jean le Bon, et femme de Charles le Mauvais, Roi de Navarre (1351— 1373) ; mais les jetons n°» 15 et 16 sont évidemment plus anciens, et nous ne pouvons, malgré tout le désir que nous en aurions, proposer cette attribution, que nous ne croyons pas fondée.

Page 1