MARIE
Fille de Louis II, duc d'Anjou, Roi de Naples, etc.. Femme de Charles VII (1422—1463 ).
* 42. + TOVS . DIS . EN . BIEN (Toujours en bien). Champ au semé de France parti du blason de famille de Marie d'Anjou, qui est un tiercé en pal, aux armes, 1*» de Jérusalem (d'argent à la croix potencée dor^ cantonnée de quatre croisettes de même) ; 2° d'Anjou ancien {semé de France^ au lambel de trois pendants de gu^eules) ; 3** d'Anjou moderne (de France, à la bordure de gueules). La bordure caractéristique de ces dernières armoiries a été négligée.
]^.+ SIT . NOMEN . DNI . BENEDICTOM. Clef en pal
au centre d'une bordure polybée et ornée de trèfles intérieurement (1). (P/.,fig. 75.)
Ce jeton de la Chambre aux deniers de la Reine est un de ceux qui ont été frappés à Lyon en 1456, et dont une description presque complète est donnée dans un compte des dépenses de Marie d'Anjou, que M. Vallet de Viriville a fait connaître par un article inséré dans le Moniteur Universel, nMu 5 octobre 1854 (2).
Charles VII dut en grande partie à Marie d'Anjou le rétablissement de ses affaires, et, comme le fait remarquer Hénault, ne Ten aima pas davantage. La devise Toudis en bien, qui était sans doute celle que Marie d'Anjou avait adoptée , peint assez bien la position de cette femme de mérite , qui avait besoin de philosophie pour supporter l'indifférence, on pourrait dire l'ingratitude de son royal époux.