DE LA PREMIÈRE ÉDITION
La publication de cette Histoire du Katanga est-elle nécessaire ?
— Non.
Est-elle superflue ?
— Non.
Elle n'est pas nécessaire, c'est vrai, car bon nombre de Belges se sont dévoués, à acquérir d'abord, à faire connaître et apprécier ensuite, cette contrée autrefois si méconnue et pourtafit si prospère, si riche.
Des soldats intrépides , des voyageurs audacieux, toidc une pléiade de vaillants, dont les noms resteront à tout jamais gravés dans l'Histoire du Congo, ont vailla77i7nent porté par delà les mers, le bon renom des (c petits Belges », bravant les tropiques, la fatigue et la mort. Beaucoup ont publié des ouvrages remarquables, donnant des renseignements très utiles sur leurs travaux et sur cette
région. Parmi eux nous citerons les Chapaux, les Lejeune-C hoquet, les Morisseaux, les Wangermée, les Wauters, auxquels nous avons largement puisé , Nous avons lu aussi avec grand intérêt les remarquables ouvrages de Stanley; de Coquilhat, sur le a Haut Congo^^; du major Ch, Liebrecht et surtout son livre a Congo « {i8S5-i88ç), qui donne y avec celui de Coquilhat, la physionomie exacte de l'histoire de la première époque, que Von a dénommée a r épopée héroïque ».
Et tout récemment encore, une ligue se forma pour « procurer aux Belges, colons, commerçants ou simples voyageurs, qui désirent se rendre au Katanga, des informations préliminaires sur cette partie de notre colo7iie )>. Nous avons cité « La Ligue Coloniale Belge au Katanga (*) «, qui, avec ses Comités provinciaux, fera, nous n'en doutons pas, de bonne et utile besogne.
Des Belges, de vrais Belges aussi ceux-là, se dévouent à cette œuvre, qui devrait tenir tant au cœur de tous les Belges : la colonisation du Katanga.