‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 2 sur 193 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

Pau, on déclarait qu'on ne voulait point pour notre Collège de Congrégation enseignante qui eût un chef résidant en Italie ; a il y a toujours plus de sûreté, disait-on, avec un régime pleinement français qu'avec un autre en partie étranger à la France, et qui se trouve placé dans des contrées où Ton fait prévaloir des principes très opposés aux nôtres ».— Le croquis suivant ne semble-t-il pas avoir été fait tout récemment ? M. rintendant écrivait à M. le Garde des Sceaux, en 1725 : « Les esprits sont si changeants en ce pays de Béarn et si sujets à se caballer, que ce qu'on croit souvent devoir réussir tombe le moment d'après. »

Tout dernièrement, dans une fête que donnait ici monsieur le vice-consul d'Angleterre en l'honneur de S. M. la Reine Victoria, M. le maire de Pau, un ancien lauréat de notre Lycée, parlant avec la bonne grâce et la courtoisie qui lui sont habituelles, disait que des touristes Anglais, avaient, les premiers, il y a une cinquantaine d'années, signalé notre ville comme station d'hiver. C'est ici, mais dans un autre sens, comme à Fontenoy : « A vous, messieurs les Anglais ! » Béarnais moi-même, j'applaudis à toute courtoisie ; je ne puis, cependant, m'empêcher de lui préférer la vérité. Eh bien ! il y a dans V Histoire du Lycée de Pau une lettre écrite par les syndics de Béarn en 1774, où l'on voit que l'on disait chez nous que nous avions un site admirable en face des Pyrénées resplendissantes, et particulièrement « un quartier, le plus agréable de la ville, où Von pourrait bâtir des maisons

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