Voy. L'Indépendant des Basses-Pyrénées^ 31 août
à un étranger, le général de l'Ordre ». Le mois de mars 1762, le roi rendit un édit, dont les deux principaux objets étaient d'abolir l'autorité du général sur les Jésuites de France et de les assujettir à se conformer aux lois du royaume.
Cet édit ne fut approuvé ni par le Pape ni par le général de l'Ordre. C'était Ricci, dont la réponse est bien connue : Sint ut sunt, aut non sint, qu'ils soient comme ils sont, ou qu'ils ne soient pas.
L'opinion publique, voulant « qu'ils ne fussent plus », ne pouvait accueillir favorablement l'édit de Louis XV. Le Parlement de Paris, qui avait refusé de l'enregistrer, ordonna que les Constitutions des Jésuites lui fussent représentées. Après une procédure de plusieurs mois, il rendit, le 6 août,. un arrêt par lequel l'Ordre était aboli.
Les autres Parlements s'empressèrent de suivre cet exemple. Au Parlement de Navarre, l'instruction sur les Constitutions des Jésuites avait été ordonnée dès le 23 avril 1762.
MM. les conseillers de Belloc et de Mosqueros flls, chargés du compte -rendu, s'acquittèrent de cette tâche, qui leur coûta une année de travail, avec beaucoup de soin, de sagacité et de talent. Remarquable par la forme qui est d'un style clair, net, élevé, autant que par le fond dont l'économie est intelligente et pleine de méthode, leur rapport montre l'esprit impartial et la conscience scrupuleuse de ces magistrats ^ .
Par arrêt du Parlement de Navarre— 28 avril 1763 — les Jésuites furent exclus du Collège de Pau.
Nous n'avons pas à reproduire ce document ^ : il se