‹ Histoire du Lycée de PauChapitre 81 sur 193 · Archives Départementales, D · texte numérisé non relu

Archives Départementales, D

2. Forte toile ? (St-Jean-de-Bouruay, Isère ; fabrique de toile à voiles.)

3. Bonnes grâces : étolTes qu'on attachait vers le chevet et vers les pieds du lit, pour accompagner les grands rideaux. Litlré, Dict.

entrées de serrure en laiton. Plus, une seconde table pour écrire, en bois de noyer, avec pieds de biche et un petit tiroir. — Au cabinet, un bureau en bois de noyer, sauf le fond et le dossier en bois de châtaignier, avec une armoire, à chaque bout, fermant à clef. — Plus, sept fauteuils et vingt chaises de bois de noyer, tournées, et garnies de jonc, tant pour le salon que pour la chambre et le cabinet. — Plus, deux paires de chenets, deux pelles à feu et deux pincettes pour les cheminées du salon et de la chambre, ensemble deux plaques en fer fondu ornées de bas-reliefs en figures.

Appartements du Sous -Principal : « Dans la chambre, une tapisserie dans tout son pourtour en indienne doublée de toile de Saint-Jean. — Un lit, dans Talcôve, à l'ange ^ : les pentes et les bonnes grâces d'indienne doublée de toile blanche, et le ciel doublé en canevas pareil à celui des paillasses ; les rideaux du lit ainsi que celui qui ferme l'embrasure de l'alcôve, de cotonille jaune, couleur citron ; le dit lit garni de deux matelas, d'un lit de plume, d'un coussin, d'une couverture de laine, et d'une courte-pointe d'indienne. — Plus, deux rideaux de mousseline blanche pour la fenêtre de la chambre et pour celle du cabinet. — Plus, une commode en bois de noyer, une table à pieds de biche, garnie d'un tapis de drap vert ; un bureau avec une armoire à chaque bout, pour le cabinet ; trois fauteuils et huit chaises de bois de noyer, tournées, et garnies en jonc. »

Chambres des professeurs et régents : « Dans chacune des dix chambres, un lit à l'ange : les rideaux, bonnes grâces, le ciel et les pentes en coto-

1. Lit à l'ange, ou lit d'ange : lit sans colonnes el à rideaux relevés.

nille jaune, couleur citron, le tout bordé d'un galon fil et soie de pareille couleur; le ciel dudit lit doublé d'un canevas et les pentes d'une toile jaune. Chacun des dix lits garni de deux matelas, d'un lit de plume, avec un coussin, une paillasse, une couverture de laine et une courte-pointe d'indienne ouatée en coton, piquée et doublée en toile de coton blanche. — Plus, à chacune des dix chambres, et cabinets, deux rideaux de cotonille jaune, pareille aux rideaux du lit, l'un pour la fenêtre de la chambre, et l'autre pour celle du cabinet ; ensemble un buffet à deux vantaux, une table pour écrire, un bureau avec deux petites armoires, une à chaque bout, garnies de leurs ferrures et serrures ; sur le derrière de chacun des dits bureaux est une bibliothèque traversée de trois rayons ou tablettes, et une couverture par le haut. — Trois fauteuils et six chaises de bois blanc tourné, peint en jaune, garnies de jonc, et en outre une plaque de fer fondu en bas-reliefs dessus ; une paire de chenets, une pelle, et une paire de pincettes aussi pour chacune des dites chambres ^ »

Par les dispositions qu'avait prises le Bureau d'administration, tout était préparé ; on pouvait recevoir les maîtres que le roi voudrait envoyer.

Mgr l'évoque de Lescar annonça la bonne nouvelle au Bureau, le 26 juillet 1766 : M. d'Esmangart, maître des requêtes^, venait de lui mander officiellement que « le Roy était à même de nommer les éducateurs pour le Collège royal de Pau, et quïl étoit nécessaire de leur faire l'avance d'une somme de 3,000 liv., tant pour les frais de leur voyage que pour l'achat des livres ».

1. Suit lu détail do ramuublumont des » chambres d^infirmorie ».

?. Il était aussi rapporteur du Bureau de la Commission dos Collé|;c8.

Il était bien temps qu'après plus de trois années d'interruption, le service de l'instruction publique fût réorganisé dans cet établissement, pour le plus grand bien de la jeunesse, et dans l'intérêt de la ville de Pau et de la Province de Béarn. Tous auraient eu ici une satisfaction complète, si les maîtres que le roi allait nommer eussent été « les préférés » du Parlement et des Etats.

On fît savou» au» public, par voie d'affiches S que l'ouverture des classes aurait lieu le 1"'^ novembre 1766.

I 1 . Trois cents affiches imprimées chez Vignancour pour la somme de 12 liv.

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