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bourses au Collège : « desquelles, quatre seront destinées à de jeunes clercs, quatre seront remplies par des gentilshommes qui feront preuve d'au moins quatre degrés de noblesse paternelle ^ et les quatre autres par des sujets qui ne seront tenus de faire aucunes preuves ». Il était prescrit que neuf de ces bourses seraient affectées à des enfants de la Navarre et du Béarn, et les trois autres, indistinctement, à des sujets nés dans les différentes provinces du Royaume. Ces dernières étaient appelées Bourses de collation libre.

Les Bénédictins devaient avoir l'administration et la jouissance de tous les biens et revenus du Collège, notamment de la pension de 12,000 liv. accordée par Louis XIIL La propriété des biens était expressément réservée : ils demeuraient « affectés à toujours à l'enseignement ».

Le personnel enseignant des Bénédictins n'était pas arrivé dans les premiers jours de novembre pour l'ouverture des classes. Les syndics de Béarn écrivirent à M. le ministre. Ils le priaient de vouloir bien les renseigner au sujet de ce retardement, afin qu'ils pussent rendre compte aux Etats de ce qui aurait empêché l'exécution des volontés du Roi. M. Amelot leur répondit de Versailles, le 9 décembre 1777 :

J'ai reçu, Messieurs, la lettre au sujet du Collège de Pau et du retardement des Bénédictins à en aller prendre possession. Je viens de faire dire au supérieur général de la congrégation de Saint-Maur de faire partir aussitôt qu'il le pourra les religieux qu'il destine à la desserte de ce Collège, et, en attendant, d'envoyer

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