L. A.-l’Hiver
C’est du lyrisme qui nous rappelle le “ Cantemus Domino ” du Psaume qui chante la victoire des Israélites sur les Egyptiens. . .
Le digne abbé nous fait souvenir aussi de la fable du “ Coche et la Mouche.”
Il n’y a pas de doute, cependant, que l’on voulait une réception adéquate pour l’Evêque, et que tous les intéressés y mirent la main.
Voici une lettre de James Madigan, l’ancien commissaire du Madawaska américian, au même Louis Cormier sur le même sujet.
Houlton, Oct. 15th, 1870.
Friend Cormier,
Your Bishop will be up to Madawaska next week, say, at Van Buren by Thursday. You must ail be gratified after so many years of waiting. Please send word to Madame Durepos that I hope to see her by Friday. Don’t fail to send this word to her. . .
On rapporte que, quand la lettre de Monsieur VHiver fut présentée au curé Swéron de Sainte-Luce, ce dernier manifesta aucun enthousiasme et ne cacha pas son amusement au sujet du rôle que se donnait l’abbé l’Hiver dans cette prise de possession.
“ Le l’Hiver, il n’écrit plus que l’anglais maintenant., .toutes ces démonstrations, ça est de la singerie, voyez-vous.”
La chronique ne dit pas si le remuant abbé eut le cadeau d’un trotteur pour services rendus à la cause.