SAINTE-LUCE
Les premiers actes où il est fait mention de Sainte-Luce, dans les archives de Saint-Basile, sont datés de 1831. La première église était alors construite et on y donnait des missions assez régulièrement, depuis 1826. Davies, agent américain, mentionne que la chapelle est en construction en 1828. Les agents Deane et Kavanagh notent, en 1831, la chapelle et le lot de terre sur lequel elle était construite.
L’abbé Henri Dionne, vicaire à Saint-Basile depuis 1841, devient premier curé de Sainte-Luce, en 1843.
Le deuxième curé fut l’abbé Charles Swéron, 1860-1908, qui avait été quelque temps vicaire du curé Dionne à Sainte-Luce, avant de prendre la desserte de Saint-François, 1859-1860.
L’abbé Swéron a desservi simultanément et par intervalles, les missions de Saint-Hilaire, Clair. Saint-François, Fort Kent, Saint-Charles, Sainte-Agathe, Lac Aigle, Saint-David, Mont-Carmel, pendant plusieurs années, et même Saint-Bruno, Caribou et Presque-Isle, en 1875 et 1876. On peut donc dire qu’il est le second fondateur du Madawaska.
La vieille église fut incendiée par la foudre vers 1888. L’église fut reconstruite sur un plan plus vaste, mais elle devint la proie des flammes, une seconde fois, avec le couvent des Sœurs du Saint-Rosaire récemment fondé, en 1905. L’église et le couvent furent immédiatement reconstruits sur des sites nouveaux.
A la mort du curé Swéron, 1908, la paroisse fut confiée à l’abbé Thomas Bergeron, qui l’occupe depuis.
SAINT-FRANÇOIS-XAYIER
ET
SAINT-FRANÇOIS D'ASSISE (Claire).
La paroisse de Saint-François comprenait, à l’origine, toute la rive nord du. Saint-Jean, de Saint-IIilaire à la rivière Saint- François.
La mission fut fondée par l’abbé Henri Dionne, premier curé de Sainte-Luce, qui y construisit la première église rouge vers 1842. Sous l’administration Dionne, l’abbé Swéron fut stationné à Saint-François comme desservant, 1859-1860. La paroisse n’eut son organisation complète et indépendante qu’à l’arrivée de l’abbé McDonald, qui devenait curé, 1864-1867.
Les successeurs furent :
J.-A. Roy, 1867-1873
J.-C. Ethier, C.S.C. 1873-1875 J.-B. Bazoge, C.S.C. 1875-1876 Jos. Pelletier, 1876-1885
Jos. Martin, Ph. Paradis, Ant. Comeau, I.-N. Dumont,
Le feu détruisait la première église et la presbytère de Saint- François, le 4 février 1886. On décida de reconstruire la grande église actuelle pour toute la paroisse, qui comprenait encore le district de Clair. La même année pourtant, après bien des hésitations. Clair se détachait de Saint-François, pour former la paroisse ecclésiastique de Saint-François d’Assise, tout en restant sous l’administration du curé d’en haut.
En 1889, l’abbé Ant. Comeau fut nommé curé de Clair avec Saint-François comme desserte, 1889-1890.
En 1890, l’abbé I.-N. Dumont devenait curé de Saint-François» où il est encore. Il desservit Clair jusqu’en 1895.
L’abbé Geo. Gauvin fut nommé curé de Clair en 1895, avec le Lac-Baker comme mission. Au départ du curé Gauvin, Clair redevint mission de Saint-François, jusqu’en 1904, date où arrivait l’abbé Bérubé qui, comme curé de Clair, dirigea la paroisse jusqu’en 1914.
Le curé actuel de Clair est l’abbé Télesphore Lambert, 1914 . . .
A Saint-François, l’abbé Dumont, qui y est curé depuis trente ans, a terminé somptueusement l’église, et établi la belle mission de Connors qu’il dota d’une gracieuse petite église et d’une sacristie des plus modernes.
Le curé Dumont est aussi un protecteur de la jeunesse collégiale. La tribu madawaskayenne du collège de Sainte-Anne saluait toujours ses visites périodiques, par des réjouissances dont le Père Dumont payait tous les frais. . .