AVERTISSEMENT
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Uinitiative de ce travail est due au Sénateur P. Therriault de l'Etat du Maine.
Je n'oublierai jamais le jour oil il arriva chez moi chargé de documents, de manuscrits qu'il avait recueillis lui-même, soit sur place, soit aux Archives de l'Etat du Maille. Il était aussi porteur de notes inédites sur le Madawaska, collectionnées par l'infatigable chercheur que fut Prudent L. Mercure, employé aux Archives d'Ottawa. La compilation Mercure, volumineuse, mais parfois peu lumineuse, qui avait coûté au Sénateur une forte somme en espèces, contenait cependant des données nombreuses et forme, en partie, le fond du présent travail.
Mon distingué visiteur me demanda d'écrire l'Histoire du Madawaska . . .
Je ne suis pas historien, et n'ai nulle ambition de le devenir. . .
Je promis d'essayer.
C'est dire que je n'ai pas la prétention de présenter à mes compatriotes une histoire complète ni de fond ni de forme : ce n'est qu'une ébauche, le premier bégaiement, dans notre langue du moins, de l'histoire de notre héroïque vallée. D'autres, des contemporains je l'espère, viendront combler les lacunes, corriger les erreurs involontaires, rectifier les jugements.
Les réflexions, les appréciations sur les hommes et les événements, faites au cours de ce récit sont de moi seul, et seul feu porte la responsabilité.
Les fonds nécessaires à l'entreprise ont été spontanément mis à notre disposition, par les généreux Patrons de l'Histoire dont la liste suit et à qui j'offre mes remercîments sincères.
J'eus la bonne fortune de m' assurer le concours d'un historien, né celui-là, le principal de l'école supérieure de Shippegan, Monsieur J.-E. DeGrace, qui, ayant ses entrées libres à la bibliothèque du Parlement et aux Archives du Nouveau-Brunswick, se procurait ou contrôlait les pièces, classifiait la matière, préparait les chapitres.
Je fus plus heureux encore d'obtenir la collaboration de Mgr L.-N. Dugal, qui, malgré une santé chancelante et un surcroît de travail, mit à notre disposition, avec les meilleures grâces du inonde, et les archives de la cure et les trésors de sa mémoire encyclopédique.
La part qui me revient est donc minime ; et, si V ouvrage a quelque mérite, le lecteur pourra répéter: TULiT ALTER HONORES, tout en Songeant au geai de la fable qui s'était affublé des plumes du paon. . .
Thomas Albert, ptre.
Shippegan, N. B.