SAINT-HILAIRE
Cette paroisse fut détachée de la paroisse-mère, Sainte-Luce, en 1868, par Mgr Rogers, qui prévoyait, s'il n'en avait déjà la certitude, la division ecclésiastique des deux Madawaskas. La séparation paroissiale répondait, du reste, aux vœux de tous les paroissiens de la rive nord.
A une assemblée tenue dans la maison de M. Hilaire Cyr, assemblée convoquée et présidée par l'évêque lui-même, il fut décidé de construire immédiatement une chapelle temporaire. Hilaire Cyr donnait gratuitement dix acres de terrain pour y placer l'église et autres constructions. En récompense de cet acte généreux, Mgr Rogers choisit Saint-Hilaire, évêque de Tours, comme titulaire de la nouvelle paroisse.
La chapelle fut construite la même année (la salle des habitants actuelle) et une résidence fut aménagée pour le curé, l'abbé François-Xavier de Langie, qui prit charge de la paroisse dès l'automne de 1868, y demeurant jusqu'en 1871.
De 1871 à 1885, la paroisse fut desservie par les curés de Saint-François, qui partageaient leur temps également entre les deux paroisses, demeurant alternativement dans l'une et l'autre, semaine pour semaine. Le curé Roy, 1871-1873, coimnença la construction de l'église actuelle, qui ne fut ouverte au culte que sous l'administration du R. P. Etier, C.S.C, 1873- 1875. Le R. P. Bazoge, C.S.C. ne resta à Saint-Hilaire qu'un an, 1875-1876.
En 1876, l'abbé Joseph Pelletier prit charge des deux paroisses qu'il administra jusqu'en 1885. Il construisit à Saint-PIilaire le presbytère actuel dont il fit sa résidence principale. La œalition Saint-François-Saint-Hilaire finit avec l'administration Pelletier. Au départ de celui-ci, la paroisse de Saint- Hilaire fut confiée à l'abbé Jean-Frédéric Maillet, et celle de
Saint-François, à l'abbé Joseph Martin. Actif mais de santé délicate, le jeune curé Maillet n'occupa pratiquement la cure qu'un an. Il mourait à l'hôpital de Saint-Basile, le 19 mars, 1888.
L'abbé J. Martin succéda à la cure de Saint-Hilaire, 1787. Il termina l'extérieur de l'église et fit aménager l'intérieur de la sacristie. En Septembre 1891, l'abbé Antoine Comeau devenait curé de Saint-Hilaire, où il devait demeurer 24 ans. Il termina l'intérieur de l'église, répara l'extérieur, renouvela les dépendances, agrandit et restaura le presbytère. L'abbé Comeau fut un apôtre de la tempérance et un promoteur de l'éducation de la jeunesse.
" Et c'est du pastorat de ce curé, comme l'écrit Mgr Dugal, que date l'élan qui dure encore et qui mène chaque année aux divers collèges et couvents de nombreux enfants de Saint-Hilaire qui font l'honneur delà paroisse et du Madawaska . . . "
Le successeur l'abbé Zoël Lambert, 1915, maintient ferme la tradition.
MM
SAINT-DAYID, MAINE
La paroisse de Saint-David fut organisée en 1871, l'année qui suivit le décret de séparation du Madawaska ecclésiastique.
Cette division appelait, dans cette partie du pays, une réorganisation paroissiale. Les difficultés du Carmel demandaient une solution prompte et énergique. L'abbé Charles Swéron, curé de Sainte-Luce, fut nommé conseiller de l'évêque de Portland, avec une sorte d'hégémonie sur le Saint-Jean, côté américain. Il fut le Madigan ecclésiastique de la région, tout en ayant un caractère tout opposé.
Le site du Carmel ne répondait plus aux nouveaux besoins spitituels de la population. Cette église du reste, après vingt ans, n'était pas même achevée à l'extérieur. On choisit donc un nouveau site.
Le patron, Saint-David, fut donné à la nouvelle paroisse pour honorer le nom de l'évêque David Bacon. L'église fut immédiatement construite sur un terrain fourni par Madame Ephrem Michaud. Le curé Swéron y plaça un vicaire, l'abbé F.-X. Trudel, des Trois-Rivières, à l'automne de 1871. Le presbytère fut construit l'année suivante.
De 1874 à 1881, la paroisse de Saint-David et la mission du Carmel furent desservies avec des intermittences parfois assez longues, par les abbés Lebarbanchon, Demers, SuUivan, O'Dowd, F.-X. Babineau et Lessard, sous l'administration Swéron.
En 1881 l'abbé Eugène Bernard, prêtre français, prenait charge de la paroisse de Saint-David, avec le titre de curé. Le Curé Bernard rétablit les finances, répara et termina l'église et mit l'ordre partout. Il mourut à l'hôpital de Saint-BasUe en 1892.
L'abbé Gory succéda, 1892-1899. C'est lui qui construisit le presbytère actuel.
Au mois d'août, 1899, l'abbé Etenaud, ci-devant curé de
Sainte-Agathe, prenait charge de la paroisse de Saint-David qu'il garda jusqu'en 1907.
Son successeur, l'abbé Louis-E. Huot, 1907-1916, construisit l'égUse actuelle, en brique et sur un vaste plan.
L'abbé Alfred Pelletier, jeune et robuste, ne fit que passer à Saint-David, 1916-1918. Il mourait à l'hôpital de Houlton le 7 novembre 1918.
L'abbé Denis J. Martin, l'un des trop rares prêtres originaires du Madawaska américain, est maintenant curé de Saint-David, le berceau du Madawaska. Les succès déjà recueillis par le jeune et zélé compatriote augurent bien pour l'avenir.
—■gg^^-Mfc