LES POGROMS
Alexandre III était, comme homme, tout L'opposé de son père. Alexandre II, viveur et débauché, amour* tu du métier militaire, entiché des Allemand large culture et, bien qu'imbu de la sainteté du régime autocratique, certaines velléités de Libéralisme. Son fils, époux fidèle, père de famille modèle, dét< -tait le métier militaire ; très borné, peu instruit, pénétré de L'esprit réactionnaire, le seul point de ressemblance avec son père était sa conviction de la sainteté de Vi tocratie. Cependant Alexandre III n'avait guère été | au rôle d'autocrate de toutes les Russies. Il entier du trône devait être le fils aîné d'Alexandre II, N homme d'un esprit élevé, d'un caractère doux, qui était fiancé à la princesse Dagmar, fille du roi de Danemark. Quelques jours avant la date fixée pour Le mariage, K" grand-duc Nicolas était emporté par la tubercul pulmonaire. Sans demandera Dagmar si lejeui an-
dre,devenu ainsi L'héritier, lui plaisait, il fui qu'elle
L'épouserait, e1 La cérémonie fui a Lél réç à La date qui avait été lixéc pour son mariage avec N I
couple s'installa au palais Annitchkov où il v< L'< cart de la cour, d'autant que 1 1 Féodorovna, trouvait une véi ii ible mai Iourievskaia, épouse moi LI,
Quand commi nça La guerre i ritier du tu ne, Alexandre, h t non d d'une armée dont la sii tion < difficile. Avec un seul cor, - d'i
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forcé de se retirer. La réaction triomphait sur toute la ligne.
Dès le 29 avril paraissait le manifeste qui si |
nettement à la société russe quelle politique compl suivre le gouvernement. 11 y était dit : Le n vil et criminel de l'empereur russe parmi on peuple fidèle, prêt à donner sa vie pour lui, par des mail indignes, est un acte terrible, honteux, Lnoui, qui brit toute notre terre de douleur é1 d'1 au
milieu de notre grande douleur la voix d< ordonne de prendre courageusemi tit ! : dû gouvernement, confiant dans la Pi divirn
la foi en la force et la vérité du pouvoir aui< que nous sommes appelé à confirmer el rder d
son intégrité pour le bien du peu]
«Que les cœurs de nos sujets &d jours la patrie, et.de génération en générati au pouvoir impérial héréditaire, et qui sont h de confusion et d'horreur, prennent co égide, dans une union indissolubli lui* n
a maintes fois déjà vécu de grands tro la force et la gloire au milieu des épreu mités terribles, par la foi <n Dieu qui veille sur elle, En nous consacrai. t à notre grande tâche, m tous nos fidèles su nous servir, nous et Le pa
par la foi et la vérité, pour exterminer les crimin qui font honte à La terre russe, pour affermir ! et la morale par la bonne éducatio disparition de L'iniquiti 1 I du pillage, pour l< sèment de L'ordre et du droil institutions données à la Russie pai notre père bien aimé. Alexan< n
Pour régner conformément au:
dans ce manifeste. Al xandre lll pi it de collaborateurs : \ annovsk [gnatiev, Loris-Melikov. M. in-
880 RIST0IR] Dl MO! \
t toute la politique
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que le m< m tre d'Alexan
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RÉVOLUTIONNAIKK EN RUSSIE
que quand elle est dirigée contre la viol aité
exécutif, 10 septembre 188]
Après la réponse faite au manifi ste du Cor t if
la lutte terroriste recommença. La Narodnaia VoUû continue à publier des journaux, et, \ re «lu
executif, bon nombre de mouchards sont . A
la terreur rouge le gouvernement répond p blanche.
Le règne d'Alexandre III débute par ition d
cinq révolutionnaires, parmi Lesquels une \< mme, a dans l'attentat du Ier mars. Dan- L'administration, quiconque est soupçonné de Libéralisme esl iitié. Les gouverneurs généraux reçoivent L'ordre d'étouffer la moindre tentative d'organisation social* , et, ] mieux peser sur les habitants, la moitié de la Russie est déclarée en « état de protection renforcée . qui tonne un pouvoir extraordinaire non seulement aux gom neurs généraux mais aux simples gouverneurs de provù De nombreux procès politiques sont jugés dans Le courant de l'année 1881. Parmi ceux-ci il faut mentionner Lé procès de l'imprimerie clandestine qui publiait Le journal Tchomy Peredicl. Nous avons déjà p. nie de La formation du parti de ce nom, issu de la scission du parti /< ; i Volià (Terre et Liberté). Le premier numéro de journal venait de paraître quand fut découverte L'imprimerie, Ce numéro, outre un article remarquable Plekhanov, contenait une Lettre ouverte aux anci camarades » où L'on trouv< touti Lei id< rvi
ultérieurement de base à La formation du grand parti social-démocrate russe. Nous en citerons quelques 1 sages :
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qu'avec La révolution économiqu coups d'Etat politiques, jan i nulle f~ ont pu
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