partie peu fortunée de cette ville, une maison spacieuse
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où se trouvent quatre écoles florissantes; pour aider puissamment (par une somme de pas moins de £1230 courant) à l'érection d’un vaste édifice dans le faubourg Saint-Roch, où les jeunes personnes du sexe recevront une éducation solide et chrétienne ; enfin pour encourager d’autres institutions du même genre, et d’autres œuvres d'utilité publique, tant dans la ville épiscopale que dans d’autres endroits du diocèse, Aussi, n’est-ve qu'au moyen d'emprunts dont les remboursements ne pourront ni justement ni convenablement se différer, que Sa Grandeur sera en état de payer le prix de son acquisition. Les choses en étant ainsi, nous avons compris que le digne prélat doit inévitablement se borner à acquitter les dettes qu’il se trouve obligé de contracter ; et nous n'avons pas hésité à nous charger du soin de pourvoir à la construction de la maison épiscopale, que le terrain acquis doit recevoir.
Incapable cependant, à raison de la modicité de nos ressources, d'atteindre par nous-même le but que nous nous proposons, nous nous voyons dans la nécessité de recourir à la générosité du clergé et des fidèies du diocèse, sur laquelle l'expérience du passé-nous a appris à compter avec assurance, Maïs, comme nous voulons que leur participatiou à cette œuvre leur soit aussi peu onéreuse que possible, nous ne demandons à chacun que la modique contribution de cinq schellings. Nous nous flattons que si tous ceux à qui leurs moyens per-
mettent de sacrifier cette légère somme, veulent bien
se rendre à notre appel, nous pourrons, sans recourir à de nouvelles contributions, construire un édifice qui sera un monument impérissable de l'attachement qui unit les catholiques du Canada à leurs évêques.
Au reste, quoique nous ne demandions à chacun que la faible souscription d’une piastre, nous ne prétendons point mettre de bornes à la libéralité de ceux qui voudraient donner davantage. Mais si nous recevons de plus fortes sommes avec reconnaissance, nous n’en accueillerons pas avec moins de gratitude de plus modiques de la part des personnes qui ne pourraient donner celle qne nous demandons, sans préjudicier au bien de leurs familles.
C’est encore pour rendre moins onéreuse la souscription de ceux qui aimeraient à donner davantage, aue nous n'en demandons pour le moment que la moitié : le paiement du reste pouvant se différer jusqu'au mois de novembre de l’année prochaine (1844), Comme nous prévoyons que nous n’aurons de paiements à faire aux entrepreneurs de l'édifice (dent nous espé-
rons pouvoir jeter les fondements dès le printemps
. prochain), qu'à mesure que les ouvrages s’exécuteront,
nous avons pensé qu'on pouvait sans inconvénient retarder d’une année le paiement d’une partie de cette souscription.
Ce serait une satisfaction pour nous que de pouvoir exposer le plan de l'édifice projeté aux yeux de ceux
qui s'intéressent à sa construction, Mais nous trouvant
dans l'impossibilité de le faire, au moins pour le moment, nous nous bornons à dire que cet édifice devra renfermer des logements assez spacieux pour recevoir le clergé du diocèse, surtout en certaines occasions où il ne serait pas juste de mettre à contribution l’hosnitalité qui a toujours si éminemment distingué le séminaire de Québec. D'ailleurs les amis de notre projet (et nous croyons pouvoir dire qu’ils sont en grand nombre) ont à cœur que novrs élevions un édifice dont la grandeur, la solidité, l'apparence même fassent honneur au pays ainsi qu'à la religion, à la gloire de laquelle il ne peut manque” de contribuer,
Si nous en appelons aux sentiments religieux des fidèles du diocèse pour les engager à procurer une demeure convenable à leur premier pasteur et à ses aides dans le gouvernement de son diocèse, nous désirons que ceux qui contribueront à cette bonne œuvre, trouvent dans la religion la récompense que leur zèle leur aura méritée, C’est pourquoi nous nous engageons, avec l’assentiment de Monseigneur l’évêque de Québec, à pourvoir à ce que, dès que les fondements de l'édifice seront jetés, le saint sacrifice de la messe soit célébré une fois chaque mois, à perpétuité, pour les bienfaiteurs de l'évêché, au rang desquels seront toujours comptés ceux qui auront contribué à l'érection de la maison épiscopale,
Outre cette fondation, que nous ne regardons que
comme l’accomplissement d’un devoir de stricte justice,
nous voulons que les noms de ceux qui auront répondu à notre invitation, soient consignés dans un registre sons le titre de leurs paroisses respectives ; en sorte qu'il puisse être facile de connaître non seulement la contribution de chaque paroisse, mais encore celle de chaque paroissien en particulier. Mais pour que nous puissions mettre cet engagement à exécution, nous prions Messieurs les curés et autres personnes qui voudront bien se prêter à recueillir les contributions, d’en tenir, autant que possible, un état exact, et de le transmettre avec les sommes reçues, Nous les prions aussi de ne pas omettre d’explianer si les sommes envoyées forment le montant £ntier ou une partie seulement des contributions, afin que nous sachions sur quels fonds nous pouvons compter pour l'achèvement de l'édifice,
Quant au moyen de nous faire parvenir les contributions de chaque paroisse, nous désirons que lon adopte celui qui a été établi pour la transmission des aumônes recueillies pour l’œuvre de ia Propagation de la Foi, sauf qu’à Québec elles seront remises soit à Monsieur le curé soit au secrétariat de l'évêché,
En terminant cette adresse, nous vous prions, messieurs et très chers frères, de joindre vos prières aux nôtres, pour obtenir que Dieu bénisse l’œuvre que nous entreprenons pour sa gloire et pour l'honneur de notre
pays.
P.-F,, Evêque de Sidyme,
Québec, 18 décembre 1843.
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