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de s'emparer de cette forteresse, car la garnison ne vou-
|1aR: lait pas se rendre et surtout ne voulait pas sortir.
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Mademoiselle de Lanaudière, alors âgée de soixante
et neuf ans, était une femme remarquable par son esprit,
mais aussi par ses originalités. Son neveu, M. de Gaspé,
{| en parle au long dans ses Mémoires, ainsi que de son
pre
(1) Madame Baby était morte le 27 janvier précédent,
autre tante Agathe (1), “ que la famille appelait Charlotte Corday ”. Les deux sœurs, très bonnes et très charitables du reste, étaient d’un caractire despotique; dignes nièces, comme le dit M. de Gaspé, des deux héroïnes de Verchères, ellesavaient des goûts belliqueux ; quand elles passaient les vacances à leur campagne de Saint- Vallier, “ dompter des chevaux fougueux était un de leurs passe-temps les plus agréables”. Mademoiselle Marguerite s'était donc mise en tête, on ne sait pourquoi, de ne pas quitter la maison Baby au jour convenu où on la priait de le faire, et elle restait sourde à toutes les prières et à toutes les sommations, qui ne lui furent pas ménagces.
On comprend facilement l'embarras des nouveaux propriétaires, qui d’un côté ne voulaient pas manquer de courtoisie envers ces dames, et d’un autre côté n'avaient aucunement l'envie de se plier à leurs caprices. Dans un conseil de guerre, il fut décidé de se rendre maître de la place en faisant attaquer par la base le côté le plus faible de la muraille et en le faisant tirer ensuite par le sommet de manière à le faire tomber tout d’une pièce. Le plan réussit à merveille, Au jour fixé et au
moment où les demoiselles Ge Lanaudière et Baby se
(1) Mademoiselle Agathe mourut au manoir de Saint- Vallier et fut inhumée le ler mars 1838, dans l'église de la paroisse, Le manoir existe encore et jusqu’en 1892, il était la propriété de la famille du shérif Chs Alleyn, marié à une demoiselie De Gaspé.