‹ Histoire du Parlement de Normandie (volume 3)Chapitre 2 sur 34 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

se succéder de notables personnages 9 retentir de mémorables paroles ; et ce passé , que tous ignorent , qui pourrait le pressentir, et ne point désirer de le connaître?

De ce Parlement qui n'est plus, il ne reste que des registres sans nombre, où, parmi des milliers d'arrêts indifférents aujourd'hui, apparaissent ça et là quelques rares et piquantes révélations sur son histoire. Il fallait , ou consentir à n'en jamais rien savoir , ou se résoudre à compulser long-temps ces mémoriaux et ces Olim. Tâche immense, pour laquelle un homme s'est offert, sans autre mission qu'une ardeur persistante , sans autre système que l'amour de la vérité , sans autre intérêt que le besoin du travail , sans autre mérite que la patience. Ces

recherches ont absorbé plusieurs années de sa vie ; il n'y apoitit de regret ; car, dans ce monde d'autrefois, où si long-temps il lui a fallu vivre, combien de points de vue attachants sont venus reposer ses regards et ranimer son courage! Les faits, les institutions, les personnages se sont tour à tour disputé son intérêt : l'antique Echiquier d'abord, le duc de Normandie y séant avec ses prélats et ses

ÂTANT-^PROPOS. III

barons ; piûs, après 1205, .lorsque c'en est fait de nos ducs , toujours l'Echiquier, toujours les baron» et les prélats normands , mais à leur tête des hommes, étrangers à la proiince, des commismireê du roi, et parfois, avec eux, le roîluî-même, Charles YIII entre autres, rendant , plusieurs jours de suite, la justice , au château de Rouen, assis parmi tes maîtres.

En 1&99, à ces assises irregulières, de courte durée , et insuffisantes pour les besoins d'une si yaste province, Louis XII substitue un Ecldqaier perpétuel s que président les Jean de Selve et le» Garmonne, qu'honorent une science pr^onde el d'austères vertus, — La nouvelle eour prend, sous François P', le nom de Parlement, qui lut restera jusqu'à la fin. Mais, hélas ! si près encore de son berceau, elle est tombée dans un incroyable relâchement, dans des fautes graves, quelechan^^ celier Poyet , malveillant pour elle^ vient lui repro-* cher amèrement, et que le souverain irrité punit en interdisant la compagnie, en chuarU* (comme U le dit ) l'entrée du palais. La Toumelle seule de-»

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■ Ciomane, femumt ; de ehmâere^

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