‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 27 sur 217 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Louvre par des commissaires, et il fut en(in jugé définitivement par les chambres assemblées, par le comte de Dunois, qui n'était pas encore pair de France, par un simple chambellan, par des conseillers du grand conseil; formalités qui certainement ne s'observeraient pas aujourd'hui.

Ce fut en ce temps-là que l'on commença à regarder le parlement comme la cour des pairs, parce qu'il avait jugé un prince pair , conjointement avec les autres pairs.

Les trésoriers de France l'avaient jugé aussi, et cependant on ne leur donna jamais le nom de cour des pairs. Ils n'étaient que quatre, et n'avaierît pas une juridiction contentieuse. La volonté seule des rois les appelait à ces grandes assemblées. Leur décadence prouve à quel point tout peut changer. Des compagnies s'élèvent , d'autres s'abaissent et enfin s'évanouissent. Il en est de même de toutes les dignités. Celle de chancelier fut long-temps la cinquième , et devint la première ; celles de grand sénéchal, de connétable, n'existent plus.

Comme la cour du parlement reçut alors la dé- \ nomination de cour des pairs y non par aucune i concession particulière des rois, mais par la voix publique et par l'usage, c'est ici qu'il faut exami^ ner en peu de mots ce qui concerne les pairs de France.

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