‹ Histoire du Parlement de ParisChapitre 59 sur 217 · CHAPITRE XIX. Io · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. Io

seillers Tributi, Badet et l'avocat général Guérin.

(i55o) La cause fut portée, sous Henri II, au tribunal du grand conseil. Il s'agissait d'abord de savoir s'il y avait lieu de plaider contre le parlement d'Aix. Le grand conseil jugea qu'on devait évoquer la cause, et elle fut renvoyée au parlement de Paris, qui par là se trouva pour la première fois juge criminel d'un autre parlement.

Les deux présidens provençaux, l'avocat du roi Guérin, furent emprisonnés. On plaida pendant cinquante audiences ; le vice-légat d'Avignon intervint dans la cause au nom du pape, et demanda, par son avocat Renard , que le parlement eût à ne point juger des meurtres commis dans les terres papales. On n'eut point d'égard à la réquisition de maître Renard.

( 1 3 février 1 55^ ) Enfin l'avocat général Guérin eut la tête tranchée^. Le président de ïhou nous apprend que le crédit de la maison de Guise sauva les autres du supplice qu'ils méritaient ; mais que Meinier d'Oppède mourut dans les douleurs causées par les remords ^ , et pires que le supplice.

^ Le président Hénault dit que l'avocat général fut pendu en i554 : il se trompe sur le genre du supplice et sur la date. Ces horreurs sont détaillées dans ['Essai sur les mœurs, chap. cxxxyiii; on ne peut trop en parler.

^ * D'Oppède mourut, en i558, d'une maladie assez semblable à celle qui, plus tard, fît justice de Charles IX. (Clog.)

loG HISTOIRE DU PARLEMEMT DE PARIS.

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