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XIIII des itinéraires en VIIII (i). En sorte qu'au lieu de deux fois i4, on n^auroit que deux fois 9. S'il a voit connu la grande route du Mont-du-Chat , il n'auroit pas ptoposé ce changement, car par cette route la distance de Chambéry à Aouste est presque exactement la même que celle de 38 milles marquée nar les itinéraires.
M. Grillet , dans son Dictionnaire de la Savoie (2) , compte de Yenne à Chambéry 36 kilomètres qui, à raison de i^'jS mètres pour I mille romain, font 17 | milles. Nous avons va que depuis Aouste jusqu'à Yenne il y avoit 1 2. milles. Il y a donc en tout 29 milles, et deux tiers depuis Aouste jusqu'à Chambéry (3). Ce nombre s'écarte bien peu des 28 milles des itinéraires. Voilà donc une preuve positive que la voie romaine traversoit le Mont-du-Chat et non point le Montd*Epine ou celui d'Aîguebelette, qui sont tous les deux des chemins plus courts. Laçisco
(1) £q mettant un Y à la place J'on X.
(a) Dictionnaire des département du Monï-BIanc el du Lénan, publié en 1807.
(3) En passant par Yenne; maïs comme la roie romaine laîssoit cette ville sur la droite, la distance totale deroit être moindre et se trouver la même que celle des Itinéraires.
bÙ PASSAGE DES ALPES. Î29
isëfoit dbhc Chei^eluy village sîtué àii pied dé la montagne du côlé de Yénné,
Voîcî le détail des distances depuis Yenne jusqu'à Chambéry :
mikmmm'^mam^im^fmmmÊ^Ê^a^t^Jm
De Yenoe à ChoiseSl : . . . st milUs,
- Chevelu, Layîsco. ...:..... 3 au sommet du passage de la
montagne du Chat. ; i
à Bordeaux . . ; «.....: s
- Le Bourget. ....;... s^
- Chambérj; .....;.;....... 7 1
Ïotal; • : 19 roîl. (i)
Lies descriptions topographîques renferinées dans ce chapitré et dans le précédent, sont le résultat des notes que j'ai recuellies ittoi-mêtné sur les lieux en trois courses difér^ntes, et faites à des époques très-éloîgnées.
La première, en lySS, pour visiter le chemin célèbre de la Grotte et la Grande- Chartreuse.
La seconde en 1801. Devant aller à Valence , je quittai la grande route à Chambéry pour traverer à pied la montagne d'Aigue-
(1) Ce qui fait exactement i4 milles de Chevelu à Chambérj , comme le portent les Itinéraires.
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bellette et rejoindre 1^ route de Grenoble eA passant par le Pont de Beaui^oisin ebFoiron* Le but de ce détour étoit de vérifier l'opinion du général Mel ville , qui pensoit qu'Annibal n'avoit passé qu'à 2 ou 3 milles au nord du chemin de la Grotte. Je ne trouvai rien qui pût confirmer son opinion ; d'ailleurs ce chemin s'écarte complètement du Rhône, et nous avons vu que pour être d'accord avec Polybe , il falloit absolument que la route rejoignit les bords de ce fleuve avant de traverser la montagne où devoit se trouver le défilé qui formoit l'entrée des Alpes. Je pénsois donc qu'il devoit y avoir un autre passage plus aii nord et plus rapproché du Rhône. Mais ce ne fut qu'à la troisième course faite en août 1812, que m^s recherches furent couronnées du succès.
Je partis de Genève pour ^1X9 dans le dessein d'examiner la route du Mônt-duChat, laquelle pour plusieurs raisons, me paroissoit devoir correspondre plus exactement avec le récit de Polybe. Je traversai le lac du Bourget depuis le port d'Aix jusqu'au village de Bordeausc pour joindre la route du Montdu-Chat, et je la suivis jusqu'à Chevelu. La vue du Rhône et de la ville de Yenne dans le lointain depuis la sommet du passage ,
bu PASSAGE I)ES ALPES. toi-
isuffit pour me donner une idée claire da reste de la route.
Jesentîs alors ce plaisir vif que Ton éprouve lorsqu'après avoir cherché pendant Idng-lemps une vérité, on la découvre enfin. J'étoîs convaincu que je vènois de marcher sur les traces de 1 armée carthaginoise. Je crôyois voir la cavalerie , lès I^ê tes de somme et les éléphans, descendans (comme lé dit Polybe) ni^ec peine et açec beaucoup de précaution , (?ette partie du chemin qiiî , pour adoucir la pente et pour éviter les rochers, fait plu-^ sieurs contours. Je voyois les lieux où les ÂUobroges s'étoient postés pour attaquèi" Tfirmée avec avantagé et pour lui enlever ses bagage^. ^
Ce fut cette dé(?oUVerté <Jui rh'efagageti à j*eprendre un travail que j'avois presque îfbandoJHné, et à rédiger eh forme d'ouvrage des recherches commencées il y a vingt
ans (i).
Je reprendrai le récit de Polybe dans le chapitre suivant.
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(i) Je dois dire [que deptiis une année ou deux*, oa traTaille à faire une roulaplus commode. el- plus lai'ge ,. pour traverser le Monl-du-Cbat , ensorte que les difiiiiuhcs de ce passage seront en grande partie effacées.
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