‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 119 sur 348 · H Rois, xxiii · texte numérisé non relu

H Rois, xxiii

188 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [C32 av. J.-C]

des générations, furent souillés, De Géba à Beër- Sabé, il ne resta pas un seul hama. Le rédacteur des livres des Rois entend cela de cultes infidèles, opposés à celui de lahvé. Mais nous verrons que le culte de lahvé lui-même fut atteint dans sa forme libre et rurale ^ . Cette distinction du culte de lahvé sur les hamoth et du culte des dieux étrangers sur les hamoth^ pour nous si capitale, se faisait à peine alors. A vrai dire, pour la faire, le rédacteur des livres des Rois eût été obligé d'admettre qu'avant Josias le culte de lahvé se pratiquait ailleurs qu'à Jérusalem, ce qu'il nie absolument, croyant que l'unité du lieu de culte remonte à Moïse.

Pour compléter la réforme, le roi fit des règlements sévères sur la nécromancie, la ventriloquie. Les teraphim, tous les objets idolâtriques furent bannis de Juda et de Jérusalem^ La superstition semblait presque entièrement extirpée du pays.

Les analogies de l'histoire du judaïsme et de l'histoire du protestantisme éclatent, on le voit, de plus en plus. La raison est si faible qu'elle n'a le choix qu'entre les degrés divers de crédulité. Les puritains Israélites écartaient les pratiques les plus

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