Ézéch., XXXVII
398 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISPiAËL. [575 av. J.-C]
plus de violences, plus de peuples conquérants. Combien différent sera le sort des voisins d'Israël, qui ont été malveillants pour lui! Leurs montagnes seront un désert; leurs vallées seront remplies de cadavres; leurs villes seront des tas de ruines. Ils ont ri des malheurs d'Israël.
Comme à l'époque romaine, la plupart des petits peuples de la Syrie se trouvaient bien d'avoir été moins fiers qu'Israël et d'avoir plié sous le coup de vent de la puissance du jour. Le retour au régime des petits États devenait de plus en plus impossible. Un accès de jalousie féroce saisissait les partisans forcenés de l'état patriarcal, quand ils voyaient Ammon, Édom, Moab, les Philistins, Tyr, Sidon, l'Egypte, rester florissants après le désastre qui venait d'emporter Juda. Ils prenaient leur revanche en vomissant des malédictions contre les nations dont la prospérité semblait un démenti aux promesses de lahvé^ Ammon a battu des mains sur la ruine de Jérusalem; il sera livré aux pillages des Arabes. Moab aura le même sort. Édom, qui a voulu envahir le territoire de Juda, sera puni lors de la restauration d'Israël. Quant aux Philistins, ils seront anéantis pour toujours.
Ces grands actes de justice de lahvé s'opéreront