Is., XLii, 10 et suiv.; xliii, 1 et suiv
3. Is., XLiv, 28, et xly, 1 et suiv. Voilà une cliose bien contraire aux habitudes des prophètes, et on se demande s'il n'y a pas là quelque illusion de copiste ou quelque glose marginale introduite dans le texte. Pour le passage xlv, i, cela serait tout à fait supposable; mais pour le passage xliv, 28, il semble bien que nous avons le texte tel que l'auteur l'écrivit. Gomp. Is., xlv, 3, L
[53G av. J.-C] LA CAPTIVITÉ DE BABYLOINE. 481
En disant à Jérusalem : Sois rebâtie!
Et au temple : Sois fondé.
Voici ce que lahvé dit à son Oint, à Cyrus, qu'il a pris par la main, pour abattre devant lui les nations et délier les ceintures des rois, pour ouvrir les battants devant lui et faire qu'aucune porte ne lui soit fermée :
« Je marcherai devant toi ; c( J'aplanirai les monts, (( Je briserai les portes de bronze, (( Je broierai les verroux d'airain, € Je te donnerai des trésors enfouis, « Cachés dans des lieux secrets, . « Afin que tu saches qlie je suis lahvé, le Dieu d'Israël, « Qui t'appelle par ton nom.
(• C'est à cause de mon serviteur Jacob, d'Israël, mon élu, € Que je t'ai appelé par ton nom, « Que je t'ai donné ton surnom favori ^, « Bien que tu ne me connusses pas.
« C'est moi qui suis lahvé et nul autre;
(( Hors moi il n'y a pas de Dieu.
« Je te ceins [pour l'œuvre que je t'ai assignée],
« Bien que tu ne me connaisses pas ;
« Afin que l'on sache du levant au couchant
« Que hors de moi il n'y a rien,
(( Que moi je suis lahvé et nul autre,
« Le créateur de la lumière et des ténèbres,
« L'auteur du bien et du mal;
« Moi, lahvé, je fais tout cela. »
i. La kounia sémitique est le petit nom par lequel on aime à être désigné, comme AbouAli, Abou-Ibrahim, impliquant le nom du fils le plus aime.