‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 32 sur 348 · Ces expressions sont très fréquentes dans les Psaumes · texte numérisé non relu

Ces expressions sont très fréquentes dans les Psaumes

2. Ps., XXII, 23. Comparez les expressions D''p"'nî: 7)1^, 11D

3. Éternelle déclamation contre les n'>:!Vl, qui fait le fond des Psaumes de ce temps.

A. \o\r H ist. des origines du christianisme, I, 132-138, 185 et suiv.; 189-190, 376; II, 115 et suiv.; lil, 511; V, 4445, 48 et suiv.; 73-74, 195-19G, 275-277; VI, 280 et suiv.

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État ci\\\, ni une polis. Israël fondera la synagogue, l'Église, la colerie pieuse, le pharisaïsme etle christianisme. Le piétisme, au fond, tue le citoyen. Ce n'est plus Israël dans son ensemble qui est le peuple de lahvé ; ce sont les anavim, les hasidim seuls, qui sont le troupeau de lahvé. Israël n'est plus qu'une élite de saints; les profanes sont le terreau qui sert à produire les plantes élues, la vigne qui sert à produire le vin. Tout cela ressemble beaucoup à l'islam. Ces hasidim sont des musulmans qui ont dévolu leurs affaires entre les mains de Dieu \ Dieu est leur vékil ; et quel vékil ! Sûrement il les vengera. Avec de tels raisonnements, on donne au monde de grandes disciplines morales; mais on supprime la nation.

L'État et même \a polis (on peut dire "surtout la polis) supposent des classes, des privilèges héréditaires, des injustices, des abus, la liberté laissée à certains vices, une élimination sévère des questions sociales. Israël, au contraire, ne voulait que la justice sociale. Une cour, une classe militaire, une aristocratie de naissance, lui étaient antipathiques. L'ébion acceptait sa pauvreté, mais à condition qu'il fut bien entendu qu'il était l'ami de Dieu et le pivot de la nation. Des sacrifices qu'il faut faire à la pa-

\ . Ps. XXII, 9 ; XXXVII, 5 ; Prov., xvi, 3.

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trie, il exagéra les uns et ne voulut pas des autres. Il ne voulut pas des austères devoirs qui sont l'acceptation de Tinégalité, la résignation à l'injustice. Ainsi il travailla plus pour l'humanité que pour sa patrie terrestre ; il perdit le pays qui était censé lui avoir été donné. Israël était destiné à être un ferment universel, bien plus qu'une nation particulière, mariée à une terre. Sa dispersion était écrite à l'avance; c'est comme dispersé qu'il devait accomplir sa principale vocation.

Le roi Ézéchias présidait à ces transformations, avec une sorte d'impartialité bienveillante. Sa piété était dans les sentiments, dans une foi ardente, dans une confiance absolue en lahvé. Il poussait, dit-on, jusqu'à l'ostentation le mépris des moyens humains, affectant de n'attendre son secours que de Dieu. Comme David, il espérait que lahvé, en récompense de ce qu'il avait fait pour lui, bénirait toutes ses entreprises. Si, par moments, lahvé semblait l'abandonner, il lui en faisait de tendres reproches; mais il ne se décourageait pas^ Son objectif était uniquement la vie présente. Quand Isaïe lui communiquait ses grands rêves d'un avenir sans bornes, que disait-il? Il serait puéril de vouloir le conjecturer. Le propre de la conscience

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