Ch. LViii
490 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISPxAËL. [53G av. J.-C.j
Voici le jeûne que j'aime :
C'est de rompre les chaînes de rinjuslicc,
De dénouer les liens de tous les jougs,
De renvoyer libres ceux qu'on opprime,
De briser toute servitude.
C'est de partager ton pain avec l'affamé,
De donner une maison aux malheureux sans asile;
Quand tu vois un homme nu, de le couvrir,
De ne point refuser le secours à ton semblable.
Bravo, Israël! Nous avons dit cela aussi, nous autres révolutionnaires, et nous avons été broyés k cause de nos fautes. Le Serviteur de lahvé pourra être humilié; il finira par l'emporter.
La grande consolation de Thomme, en présence des maux incurables de la société, c'est d'imaginer une cité idéale, dont il supprime toutes les misères et qu'il dote de toutes les perfections. Jérusalem ressuscitée inspire au Voyant de Babylone une description merveilleuse, qui, reprise par le Voyant de Patmos et idéalisée par le christianisme, a été le rêve d'or de la pauvre humanité, dans ses épreuves pires, hélas! que celles d'Israël.
[iève-toi, resplendis, car ta lumière est venue ^, Et la gloire de lahvé monte sur toi.
Les ténèbres couvrent la terre, L'ombre enveloppe les peuples ; Mais sur loi lahvé se lève, Sa gloire apparaît sur tes cimes.