Esdras, m, 11 ; II Chron., v, 13 ; vu, 3; xx
2. Esdras,iii, 10; I Chron., v, 16; IIChron.,xxiii, 18;xxix,27.
suadés que Dieu n'a d'autre temple que le monde, faisaient de Topposition à cette œuvre toute matérielle, alléguant que lahvé n'a égard qu'à la piété et à la contrition du pauvre \ Des ordres et des contre-ordres du gouvernement central sont le pain quotidien des affaires provinciales en Orient. Les adorateurs de lahvé qui n'avaient pas adopté les réformes de Josias, et surtout les habitants d'Éphraïm et de l'ancien royaume d'Israël, suscitèrent des difficultés qui entravèrent l'œuvre de Zorobabel et de Josua. Si les choses se passèrent de la façon qui est racontée dans le document assez sérieux qui nous a été conservé^ il faut avouer que les bons procédés furent d'abord du côté des anciens iahvéistes. Ils vinrent exposer à Zorobabel, à Josua et aux chefs de famille, qu'ils étaient, eux aussi, des adorateurs de lahvé ; ils demandaient à prendre part à la construction du temple pour avoir droit d'y sacrifiera Zorobabel leur répondit : «Pourquoi bâtirions-nous à frais communs un temple à
1. Is., Lxvi, 14, morceau qui ne serait pas alors du Deutéro- Isaïe. n n'est pas rare qu'un livre biblique renferme ainsi côte à côte les écrits pour et contre une même opinion. Comparez Jonas, le second Zacharie, etc.