Voir ci-dessus, p. 114-, note
2. Chronicon samaritanum, eJ. Juynboll; Aboulfath, Ann. sam., p. XXXIX et 21-25.
Jérusalem et Samarie. Il était naturel que Samarie n'adoptât pas des écrits qui étaient en partie sa condamnation.
Samarie n'avait pas de temple en grand renom ; les vieux sanctuaires de Silo, de Béthel étaient presque oubliés. Les Samaritains eussent voulu se rattacher également, pour le culte, à ce centre de Jérusalem, dont ils reconnaissaient la haute vitalité. Toutes leurs démarches, comme nous l'avons vu, ne rencontrèrent que des refus hautains. Les Juifs les tenaient pour une race impure, sans mélange de sang israélite ; leur culte, qui n'avait pas subi les réformes des prophètes, passait à Jérusalem pour un paganisme grossier*. 11 était écrit dès lors qu'ils chercheraient à se créer un temple où ils pussent se consoler des injustes mépris de Juda.
Sichem était pour cela mieux désigné que Samarie. A ce bel endroit, situé entre les monts Ébal etGarizim, se rapportaient les plus précieux souvenirs de l'âge patriarcal. Le tombeau de Joseph était censé placé à l'entrée de la vallée ^ On racontait que Jacob avait longtemps mené la vie nomade
i. Récit des Rois, évidemment partial et faux.