Isaïe, endroits cités
3. Les pièces relatives aux temps du retour sont contenues dans les six premiers chapitres d'Esdras. Ces six premiers chapitres sont composés de deux documents, l'un (A), de vraie valeur
Les nouveaux venus, à ce qu'il paraît, furent mal accueillis. Dès le lendemain de leur arrivée, ils se sentirent entourés d'ennemis*. Les villages, dont Josias avait détruit le culte, étaient probablement redevenus iahvéistes à l'ancienne manière, c'està-dire qu'on sacrifiait sur les hauts lieux et qu'on ne s'interdisait aucun de ces cultes molochiques, astartiques et adoniques, dont tout le monde en Syrie
historique, s'étendant de II, 1, à iv, 5, puis de vi, 14, à vi, 22, — l'autre (B), plein de pièces apocryphes, comprenant le ch. i, puis ce qui s'étend de iv, 6, à vi, 13. Le compilateur de B avait sous les yeux les prophéties d'Aggée et de Zacharie et il leur emprunte sa chronologie. L'auteur des Mémoires de Néhémie (ch. vil) a pris au document A sa liste des émigrants, en y introduisant des variantes. De plus, le morceau Néh., xil, 1 — XIII, 3, intercalé dans les mémoires de Néhémie, a repris aussi cette liste avec des modifications. Le passage de l'hébreu à l'araméen (iv, 8) et le retour à l'hébreu (vi, 19) n'ont pas de signification critique. Comme pour le verset araméen de Jérémie et pour la partie araméenne de Daniel, c'est là un simple accident de copiste. Après la confection des livres d'Esdras et de Néhémie tels que nous les avons, par l'auteur des Chroniques, un copiste, à partir de iv, 8, a pris le targum au lieu de l'original, à cause du mot D'^DTN*- H a préféré au texte hébreu ce qu'il regardait comme Toriginal araméen de la pièce (Comp. Dan., il, 4). En d'autres termes, ni dans Jérémie, ni dans Esdras, ni dans Daniel, le passage à l'araméen et le retour à l'hébreu ne sont amenés par des coupes intrinsèques, provenant de la diversité des documents; ce sont de simples hasards, en vertu desquels, pour certains passages, le targum nous est parvenu au lieu de l'original.