Ch. XIX, 13; xx, 1 et suiv
i. Lire attentivement les ch. xxxiv-xxxv (xxxi-xxxil).
L'air toujours gai*, les comptes bien en règle % ce Juif conquerra pacifiquement le monde. Ce n*est guère que pour la forme qu'il rappelle encore les grandes espérances des prophètes, qu'il invoque la réalisation des promesses faites à Israël, qu'il parle d'un jour où les gentils reconnaîtront Adonaï pour leur dieu^ Son admiration pour les grands hommes du passé juif* est toute rétrospective. En réalité, Sirach est un satisfait. Comme l'auteur du Cohéleth, c'est un Juif moderne, utile à la société où il vit, vivant d'elle, résigné à la vanité universelle, ne refusant pas de goûter l'heure qui passe parce qu'on ne sait rien de l'infini où elle se perd. Ce n'est pas de là que naîtra le royaume de Dieu. Sirach est l'ancêtre d'un Meiidelssohn, si sage, si modeste, d'un vieux Rothschild, grandissant par l'ordre et l'honnêteté, faisant fi de celui qui mène grand train et vise à éblouir le monde. Ne diles pas que tout cela est à mille lieues de l'héroïsme, qu'il ne sortira jamais de là ni enthousiaste ni martyr. La conscience juive a des feuillets sans nombre, repliés l'un sur l'autre. Sirach écrivait dix