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Judée, de Texhaussement des murs de Jérusalem, et de l'élévation d'un grand mur qui séparerait entièrement la ville et Akra, et empêcherait tout commerce entre elles. Ne pouvant prendre Akra, Jonathan cherchait àrisoler,àlui couper les vivres. Quand on voulut toucher aux vieilles constructions, au moins du côté du ravin, on les trouva mauvaises ; elles s'écroulèrent.
Nous ne savons pas pourquoi, mais la chose est sûre : à partir d'un certain moment, Tryphon regarda Jonathan comme son plus dangereux ennemi . Il essaya de lui dresser un guet-apens. Il l'invita à venir à Bethséan ou Scythopolis. Jonathan vint en force. Par divers prétextes, Tryphon réussit aie séparer de son armée, l'entraîna vers Acre, lui promit de lui donner cette ville. Jonathan eut la faiblesse de céder; il entra dans Acre avec mille hommes. On eut facilement raison de ces mille hommes, et le vieux chef d'Israël tomba dans une captivité dont il ne sortit plus (143 av.J.-C).
Ainsi finit la carrière d'un des hommes de guerre les plus habiles et les plus braves du ir siècle. En Jonathan, ce n'est pas le croyant, ce n'est pas le patriote, ce fut le chef de bande, à la façon arabe, qui réussit. En prenant part à toutes les querelles, en se portant adroitement du côté qui était décidé
à sacrifier sans vergogne tous les droits de TÉtat à ses intérêts privés, il arrivait à son but, qui était vraiment patriotique, mais qu'il n'eût pas atteint sans la faiblesse intérieure où était tombé l'empire séleucide. L'État juif fut créé par les divisions intérieures de l'État séleucide. Mais Jonathan mérita réellement son titre de fondateur dynastique; il s'exposa toute sa vie à la mort; il eut toujours en vue le bien de son parti et, quand ce parti fut devenu une nation, le bien de la nation, dont il poursuivit l'agrandissement à travers les aventures les plus variées. Sa moralité était au niveau de la moralité moyenne de son temps, ce qui n'était pas dire grand'chose. Son âme paraît avoir été peu religieuse; il était fanatique et cruel par les nécessités de son rôle. Naturellement, sa perte fut vivement sentie; il fut aussi pleuré que Juda Macchabée,