‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 46 sur 274 · Lévit., XXIII · texte numérisé non relu

Lévit., XXIII

Les fêtes nouvelles ont un caractère expiatoire, qui les met fort au-dessous des anciennes fêtes consacrées à la joie. Le lom kippiirim^ (le Kippour d'aujourd'hui) et les jeûnes de pénitence" prennent une place exagérée. L'idée des expiations (idée assez fausse, puisque Thomme n'a qu'un moyen d'expier le mal qu'il a fait, c'est de mieux faire) ouvre toujours la porte à des abus. Le rite des cendres de la vache rousse ^ avait probablement excité autrefois les railleries des prophètes; maintenant on le consacre comme un dogme. Il en fut de même des purifications. L'Azazel* est presque la seule superstition païenne qui aitfar<îé la main à Israël. Est-il possible que le peuple qui s'est émacié à force de poursuivre la superstition sous toutes ses formes, ait écrit des pages sur la manière dont ce misérable bouc devait être chassé au désert? Déchéance inévitable, quand une religion se livre aux maîtres des cérémonies et aux sacristains.

Les jeunes avaient les plus anciennes racines dans la rehgion d'Israël et des peuples sémitiques

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