‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 48 sur 274 · Voir t. I", p. 122 et suiv.; t. II, p. 371, note · texte numérisé non relu

Voir t. I", p. 122 et suiv.; t. II, p. 371, note

des vieux codes*. Le porc, presque toujours véhicule de maladies, en Orient, méritait les mesures radicales dont il fut l'objet, h une époque où l'on ne pouvait se contenter, pour empêcher le mal, d'un système de précautions. Les addilions que fit le Lévitique aux anciennes listes d'animaux défendus% ne sont que naïves. Les idées de pureté ou d'impureté furent, à l'origine, l'équivalent des idées de propre et de malpropre ^ ; elles répondirent à des raffinements, à des dégoûts dont il nous est souvent difficile de nous rendre compte *. Presque toutes les religions de l'Orient exagérèrent ces distinctions et en firent de lourdes entraves.

Le code lévitique fut, chez les Juifs, la cause de tout le mal ^ Les questions de pureté et d'impureté devinrent la source de scrupules sans fin et de minutieuses enquêtes, qui, surtout lorsqu'il s'agissait des états de la femme, furent pleines d'inconvé-

1. Comp,. chez les peuples étrangers, code de Manou, Zend- Avesta, etc.; Hérodote, I, 140 ; II, 37.

2. Lévit., ch. XI. Comp. Deut., xiv. Cf. t. III, p. 64, note i, 2, etc.

3. 11 en est encore ainsi de nos jours dans les castes supérieures de l'Inde.

4. Mélanges hétérogènes, contacts impliquant la possibilité de scories, fermentation tenue pour quelque chose de dégoûtant, etc.

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