‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 64 sur 274 · Magnum op us facio, et non possum descendere · texte numérisé non relu

Magnum op us facio, et non possum descendere

Semaïah fils de Delaïah*, se laissa gagner par Sanballat, et chercha à perdre Néhémie par l'intrigue la plus compliquée. L'habile péha, qui connaissait bien ses compatriotes, sut s'en tirer adroitement.

Chose singulière! Néhémie paraît avoir rencontré, même dans la classe des hommes pieux, une opposition assez vive. Un petit poème, qui peut être de ce temps, a l'air de contenir des allusions contre lui. Son activité, son habileté tout humaine ressemblaient à de la confiance en soi-même, à de l'orgueil, le péché le plus impardonnable que puisse commettre un Juif :

Si lahvé ne bâtit une maison 2, C'est en vain que travaillent ceux qui la construisent.

Si lahvé ne garde une ville,

C'est en vain que la sentinelle veille.

C'est en vain que vous avancez l'heure du lever,

Que vous retardez l'heure du repos,

Que vous mangez le pain bis de l'ouvrier ;

lahvé donne tout à ceux qu'il aime, pendantqu'ils dorment^.

1. Néh., VI, 10 etsuiv. Au v. 14, lisez q: xt2:n iTt^Dl^b D31 171'»^ Noadiah est à biffer du nombre des prophètes.

2. Ps. cxxvil. Nous avons déjà remarqué que fréquemment la Bible contient juxtaposés les écrits pour et contre une thèse. Les grands recueils mis par les Grecs sous les noms de Platon, d'Aristote, d'Hippocrate, offrent la même particularité.

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