Voy. t. Ier, p. 280 et suiv
[965 av. J.-C] LE ROYAUME D NI QUE. 105
des femmes étrangères1, qui, selon eux, devint plus impérieuse sur Salomon, à mesure qu'il vieillissait 2. Ces femmes lui auraient inspiré de la froideur pour le culte de Iahvé, et l'auraient entraîné vers les cultes exotiques. Ainsi les Sidoniennes le rendirent pieux envers Astarté ; les femmes ammonites lui firent révérer Milik ou Milkom. C'est là sans doute une imagination enfantine. La tolérance de Salomon fut la conséquence de toute la direction de son règne. Dans l'intérieur de Jérusalem, Iahvé, à ce qu'il semble, n'eut pas de concurrent. Mais la colline des Oliviers, vis-à-vis de Sion, compta beaucoup de sanctuaires païens, que l'on retrouve aujourd'hui 3. Camos, le dieu moabite, eut aussi son haut-lieu 4. De tous les côtés, les femmes brûlaient de l'encens et sacrifiaient à leurs dieux. Les nombreux étrangers de Jérusalem, notamment les ouvriers phéniciens, faisaient de même 5. Aucun dieu n'était encore assez exclusivement le vrai dieu pour chasser absolument les autres. A Tyr, le
1. C'est le système favori des historiens piétistes, quand ils ont à rendre compte d'une défection religieuse. Nombres xxv, 1 et suiv. ; Néh., XIII, 23 et suiv.