Peut-être la colline portait-elle déjà ce nom
4. On confondit souvent Omri et Achab. II Rois, vin, 26. Cf. inscr. de Mésa, lignes 7-9.
[895 av. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. 255
offrent beaucoup d'analogie avec le règne de Salomon à Jérusalem. Les tribus du Nord, restées étrangères à la civilisation matérielle, s'y ouvrent tout à coup. Tyr, qui était à ce moment la plus haute expression de la Phénicie, et qui, par son voisinage, devait exercer sur le royaume d'Israël la plus grande influence, devient le modèle qu'on admire et qu'on imite. Le luxe, l'industrie, le goût des grandes constructions, des chars de parade et de guerre, pénètrent dans ces montagnes, où l'on avait, jusque-là, continué la vie pastorale et agricole des jours anciens. Avec la royauté sérieusement organisée, naissent les privilèges : la récolte de la première fenaison est réservée pour la cavalerie royale l ; des amendes, des impôts plus ou moins avoués, prennent, aux yeux de ces populations simples, une apparence de prélèvements indus2 .
Comme cela s'était vu sous Salomon, un attiédissement religieux fut, dans le monde officiel, la conséquence de ce développement du luxe et des rapports avec l'étranger. Iahvé, c'était la nation; le culte de Iahvé baissait, quand l'esprit national faiblissait; le Baal phénicien lui était alors préféré. Nous verrons la réaction que cet amoindrissement