Comp. l'épisode de la veuve de Sarepta. I Rois, xvn
2. 1 Rois, xxii, 5 etsuiv. En général, les chap. xx et xxn n'impliquent nullement une hostilité entre Achab et les iahvéistes. Sur les deux catégories de documents concernant le règne d'Achab, voy. ci-après, p. 282-283, note.
3. Il y a des doutes pour Athalie. Comme nom de femme, c'est peut-êlre le féminin de "^n* (Esdr. x, 28). La forme îïirtflW serait alors une erreur de scribe, facile à expliquer. Le n peut être pour n; la forme phénicienne serait T\^î\%J . Comparez <£****&, « Castcllum Athaliœ? ». Les noms de femmes où entre le nom de Iahvé sous la forme finale fl1 sont rares. ÎPtS*, nom de la mère d'Ozias, peut être également un adjectif féminin.
262 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [885 av. J.-C.j
ments, l'inscription de Mésa, contemporaine d'Achab, nous présente Iahvé comme le dieu national du royaume d'Israël au même titre que Camos est le dieu national de Moab1 .
En réalité, le mécontentement de l'élément prophétique, représentant l'esprit israélite pur, contre la dynastie d'Omri et d'Achab, venait surtout de causes morales. Le vieux parti israélite voulait continuer, en face des sociétés bien plus civilisées de Tyr et de Damas, les mœurs d'une époque simple et pauvre. La richesse des uns paraissait aux partisans de ces idées anciennes un vol fait aux autres; toute complication sociale, rendant assez obscure la justification de la Providence, leur semblait une iniquité . Omri, Achab et tout leur \ entourage aspiraient à la civilisation, dans le sens complexe que nous attribuons à ce mot. Leur antipathie pour le paysan israélite était extrême; 1 le chef de famille qui tenait obstinément au champ de ses pères, et se faisait tuer plutôt que d'accepter les nouvelles lois sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, leur paraissait un rustre à l'esprit borné 3. C'étaient des gens du monde, épris