Le premier composant de ce nom est seul certain
4. Inscr. de Mésa; voy. ci-après. Les Rubénites s'étaient presque fondus avec les Moabiles, à cette époque.
5. La date de l'inscription de Mésa paraît tomber entre la mort d'Achab (897, chronologie reçue) et la campagne de Joram d'Israël et de Josaphat (vers 895, chronologie reçue). Il est probable
[876 a.. j.-G. 1 l E S I) E IX R 0 Y A 0 MES. 303
pièce, le plus ancien document certain que nous ayons sur l'histoire vers 875 ans1 avant J.-G.
C'est moi qui suis Mésa, fils de Camosgad, roi de Moab, le Daibonîte. Mon père a régné sur Moab trente années, et moi j'ai régné après mon père. Et j'ai fait ce bdmat pour Camos dans Qarha2, en souvenir de ma délivrance3; car il m'a sauvé de tous les agresseurs et m'a permis de regarder avec dédain tous mes ennemis.
Omri fut roi d'Israël, et opprima Moab pendant de longs jours, parce que Camos était irrité contre sa terre. Et son fils lui succéda, et il dit, lui aussi : « J'opprimerai Moab en mes jours, je lui commanderai et je l'humilierai, lui et sa maison. » Et Israël a été ruiné, ruiné pour toujours. Et Omri s'était emparé de la terre de Mé-deba, et il y demeura, [lui et son fils, et] son fils vécut quarante ans, et Camos l'a [fait périr] de mon temps4.
Alors je bâtis Baal-Méon, et j'y fis des piscines, et je construisis Qirialhaïm.
Et les hommes de Gad demeuraient dans le pays d'Ata-
qu'elle est du règne d'Ochozias d'Israël. Inutile de rappeler que la chronologie reçue paraît avoir besoin, pour cette époque, d'une assez forte correction.
1. Clermont-Ganneau, La stèle de Dhiban (Paris, 1870). Voir datai, des monum. de la Palest. au musée du Louvre (Paris, 1876). La dernière édition est celle de MM. Smend et Socin (Tribourg en Brisgau, 1886). Dans un article du Journal des savants, mars 1887, on a rectifié plusieurs des prétendues corrections de ces deux savants.