‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 179 sur 334 · En vue de l'hiérodulie ou prostitution sacrée · texte numérisé non relu

En vue de l'hiérodulie ou prostitution sacrée

[870 av. J.-C] LES DEUX ROY A U MES. 305

Daibon... cinquante, car tout Daibon m'est soumis. Et j'ai rempli le nombre de cent avec les villes que j'ai ajoutées à la terre [de Moab].

Et c'est moi qui ai construit... Beth-Diblathaïm et Beth-

Baal-Meon, et j'ai élevé là le la terre. Et Horonaïm, où

résidait Et Camos médit : « Descends et combats contre

Horonaïm.,... » Camos, dans mes jours..... l'année

Le reste de cet incomparable monument se perd dans la nuit.

Ochozias d'Israël mourut d'accident après un règne d'un an et quelques mois. Il tomba par une fenêtre de son palais et languit longtemps. Il envoya, dit-on, interroger l'oracle de Baal-Zeboub, de la ville philistine d'Ëkron, ce qui blessa fort le patriotisme israélite. « On dirait qu'il n'y a pas en Israël de dieu à consulter! » murmurèrent les prophètes. La mort dir jeune roi d'Israël fut naturellement tenue pour une vengeance de Iahvé1. Comme il n'avait pas de fils, il eut pour successeur son frère Joram, qui continua pendant douze ans la ligne de conduite de son père et de sa mère. Il détruisit bien un cippe de Baal (massëbat hab-Baal*)

1. II Kois, i. Plus tard, on mêla Élie à ces événements, par une suture maladroite.

2. Comparez les 7^3370 DSj des Phéniciens. Corpus inscr. gémit., lrepart., 8, 123, 123 bis, 147, 191, 195, 380; Journ. asiat , août-sept. 1876, p. 253-270 (Berger).

306 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [870 av. J.-C]

que son père avait élevé. Mais il ne satisfit pas les puritains. L'opposition du corps prophétique contre la royauté fut de son temps plus forte que jamais.

Joram d'Israël ne manquait pourtant pas d'énergie. Sa première entreprise fut pour arrêter la fortune toujours grandissante de Mésa, roi de Moab. Il fit pour cela alliance avec Josaphat, qui, cette fois encore, montra l'esprit le plus large. L'armée combinée des deux rois prit par le sud de la mer Morte. Ils entraînèrent avec eux le roi d'Ëdom, qui avait dû récemment recevoir son investiture de Josaphat1. Jusque-là, Édom n'avait eu qu'un simple préfet ou nissab, dépendant de Jérusalem.

Le prophète Elisée, fils de Saphat, d'Abel-Mehola, en Issachar2, qui, dit-on, avait été le disciple d'Élie et était considéré comme son successeur, accompagnait l'armée. S'il faut en croire les récits légendaires, mais non entièrement fabuleux 3, que nous avons à ce sujet, le prophète d'Israël, plein d'égards pour Josaphat, aurait été on ne peut plus dur pour Joram 4. Les couleurs du récit ont été ici faussées

Page 1