‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 195 sur 334 · Gen., vr, 3, 5 et suiv · texte numérisé non relu

Gen., vr, 3, 5 et suiv

342 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [850 av. J.-C.]

Ce qu'on appelle le fatalisme musulman n'est, en réalité, que le fatalisme iahvéiste. Jaloux de sa gloire, susceptible sur le point d'honneur, Iahvé a en haine les efforts humains. On lui fait injure en cherchant à connaître le monde et à l'améliorer. Il ne faut pas essayer de collaborer avec Iahvé. Il aime à se servir, dans l'accomplissement des grandes choses, des veuves, des femmes stériles, pour n'avoir à partager sa gloire avec personne. Il préfère les cadets aux aînés. Jacob, qui a traversé d'abord le Jourdain avec un bâton à la main et qui revient chef de tribu, Jacob lui plaît, parce qu'il est humble1. Le développement de l'humanité est, à tous ses degrés, une violence faite à la volonté de Iahvé. Dieu voulait un homme unique, avec sa compagne, habitant à perpétuité un jardin délicieux. L'homme, par son intempestive soif de savoir, dérange ce plan. La première ville naît dans la race du meurtre et du mal. Dieu voulait une humanité unique, une langue unique. La folle entreprise de Babylone amène la dispersion, qui est à sa manière une punition, une déchéance. La beauté des filles des hommes ne sert qu'à tenter les êtres célestes et à procréer une race monstrueuse. Si Dieu regrette un moment d'avoir

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