Gcn., xxiv, à partir du verset
[850 ov. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. 345
légende d'Ésaiï fatigué1. L'aventure d'Abraham chez Pharaon2 et celle d'ïsaac chez Abimélek3 sont un même récit qui se présentait sous deux formes, dont le rédacteur n'a voulu négliger aucune. Le « rire » qui sert de base à l'étymologie d'ïsaac est raconté de deux manières 4. Pour expliquer comment la perforation des mêmes puits est attribuée par la tradition tantôt à Abraham, tantôt à Isaac, il admet que ces puits ont été creusés d'abord par Abraham, puis comblés par les Philistins, puis creusés de nouveau par Isaac5. Béthel est deux fois consacré lieu saint, par Abraham et par Jacob G. La supplantation d'Esaiï a lieu sous deux formes, grâce à une subtile distinction ëhtre le droit d'aînesse et les bénédictions paternelles7. Tout ce qui
I. Gen., xxv, £9 et suiv. Dans l'un des récits, il semble que Jacob exploitait l'appétit d'Ésaù revenant de la chasse, et, dans l'autre, l'état de famine où le met ce mauvais état de chasseur.