‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 249 sur 334 · Amos, iv, 13. Cf. V, 8 et suiv · texte numérisé non relu

Amos, iv, 13. Cf. V, 8 et suiv

i. Ibid , vu, 3, 6.

430 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [800 av. J.C.J

fléaux de la nature sont tous des actes directs de sa volonté *. Iahvé fait pleuvoir sur une ville, et non sur une autre2. Le charbon, la rouille, les sauterelles, les pestes, les guerres, sont des punitions par lesquelles Iahvé invite le pécheur à revenir à lui. La vraie religion, c'est de haïr le mal et d'aimer le bien. En faisant le bien, on conserve sa vie3; en faisant le mal, on se tue. L'impie est un véritable insensé, un aveugle, un orgueilleux. Ce qui indigne surtout Amos, dans le bien-être du règne de Jéroboam II, c'est que cette fausse prospérité amène les hommes politiques à dire : « C'est par notre force que nous avons conquis la puissance. » Aux yeux de Iahvé, c'est là le crime par excellence, celui qui entraîne infailliblement la ruine.

La pensée dominante de tous les prophètes, la supériorité de la justice sur les pratiques du culte, est déjà clairement expliquée dans Amos.

Je hais, j'ai en dégoût vos fêtes 4, Je ne peux souffrir vos panégyres.

Quand vous m'immolez des holocaustes, Je ne prends pas plaisir à vos offrandes,

Page 1