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[735 av. J.-C] LES DEUX ROYAUMES. -iOI
» Cessez de m'apporter des offrandes vaines,
Dont la fumée m'est en abomination ;
Néoménies, sabbats, panégyres,
Crimes et assemblées, je ne peux plus supporter tout cela.
ï Vos fêtes, vos solennités, mon âme les hait. Elles me sont à charge, J'en Fuis las.
» Voilà pourquoi, quand vous étendez vos mains, .le couvre mes yeux pour ne pas vous voir; Quand vous redoublez vos prières,
Je n'entends pas.
Vos mains sont pleines de sang.
» Lavez-vous, purifiez-vous; Que je n'aie plus vos mauvaises actions devant mes yeux,
Cessez de faire le mal,
Apprenez à faire le bien,
Cherchez la justice,
Aidez celui qui souffre violence *,
Soyez justes pour l'orphelin,
Défendez la veuve ; Venez alors, et nous verrons! » dit Iahvé.
Vos péchés fussent-ils rouges comme l'écarlate,
Ils deviendraient blancs comme de la neige ;
Auraient-ils l'éclat du vermillon,
Ils prendraient la douce teinte de la laine.
Si vous voulez être dociles,
Vous mangerez les biens de la terre ;
Si vous persistez dans votre rébellion,
Vous serez dévorés par l'épée ;
Car la bouche de Iahvé l'a dit.