‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 301 sur 334 · Ibid. y iv, 2 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid. y iv, 2 et suiv

500 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [735 av. J.-C.J

Michée É, exprimait l'indomptable espoir qui a fait de Jérusalem la capitale religieuse du monde.

Or il arrivera, dans la suite des jours3, que la montagne de la maison de lahvé se dressera en têle des montagnes, et s'élèvera au-dessus des collines, et que toutes les nations y afflueront. Et des peuples nombreux viendront et diront : « Venez et montons à la montagne de lahvé, à la maison du Dieu de Jacob, pour qu'il nous instruise dans ses voies et que nous marchions dans ses sentiers; car de Sion sortira la Loi, et la parole de lahvé de Jérusalem. Et lahvé jugera entre les nations, et il sera l'arbitre des peuples. De leurs épées, ils forgeront des socs de charrue, et de leurs lances, des serpes. Les nations ne lèveront plus l'épée les unes contre les autres, et elles n'apprendront plus la guerre. »

Gloire au génie hébreu, qui a désiré, appelé avec une force sans égale la fin du mal, et vu se lèvera l'horizon, au milieu des effroyables ténèbres du monde assyrien, ce soleil de justice seul capable de faire cesser la guerre entre les hommes ! C'était là assurément une immense utopie. Les hommes de paix, rêvés par le prophète, devaient être plus funestes au monde que les hommes de guerre les plus brutaux. Pour éviter ce grand mal d'être obligé ce d'apprendre la guerre », mal cruel à coup sûr, Isaïe et Michée fondent la théocratie. Or, lahvé ne pouvant exercer un gouvernement direct, le

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