‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 303 sur 334 · îbid., m · texte numérisé non relu

îbid., m

[735 av. J.-C] L E S D E U X R 0 Y A U M E S. 503

la Réforme; or la Réforme du xvf siècle doit être considérée comme une recrudescence de l'esprit hébreu, produite par la lecture de la Bible. C'est la dernière poussée de l'esprit dont l'école d'Isaïe fut la plus haute et la plus claire manifestation.

Le sacrifice était la tache honteuse que l'humanité gardait de ses folles terreurs primitives, de son sot et bas empressement à apaiser des dieux chimériques. Nous avons vu Isaïe traiter cette pratique fondamentale de la religion avec une sorte de dédain. Michée n'est pas moins formel1.

Le fidèle demande avec anxiété :

Avec quoi donc me présenterai-je devant Iahvé, M'inclinerai-je devant le Dieu d'en haut ? Me présenterai-je avec des holocaustes, Avec deux veaux âgés d'un an ?

Iahvé agréera-t-il des milliers de béliers, Des myriades de torrents d'huile ?

Donnerai-je mon premier-né pour ma faute, Le fruit de mes entrailles pour mon péché?

Le sage répond :

Homme, on t'a dit ce qui est le bien, Ce que Iahvé demande de toi :

Tout se réduit à pratiquer la justice A aimer la bonté, A marcher humblement avec ton Dieu.

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