II Sam., vin, 13, sens douteux
1 1 020 av. J.-C] L E R 0 Y A U M E UNI Q U E. Il
était ému. On commença à parler de pays qui avaient été inconnus jusque-là.
L'imagination s'en mêla, et, plus tard, on prétendit que David avait été jusqu'à l'Euphrate, parcourant en triomphateur des pays qui ne virent jamais un gibùor. C'étaient là des exagérations; les armes israélites s'arrêtèrent vers le Nord, à Hasbeya ou Rascheya; du côté de l'Est, elle ne dépassèrent point Damas, la région des tells et le Safa1 .
Les Araméens vaincus cessèrent jde secourir les Ammonites. L'année suivante, « au moment où les rois ont coutume de sortir de leurs villes pour se mettre en campagne » , David envoya Joab au delà du Jourdain avec toute l'armée d'Israël. Joab ravagea le pays d'Ammon, et mit le siège devant Rabbath- Ammon2 . Il prit sans beaucoup de peine la ville basse, située sur le bord de l'eau. Il lui restait à prendre la ville haute, avec la résidence royale. Joab, par une adulation qui montre à quel point la royauté était déjà fondée en Israël, fit prévenir David ; <r pour que ce ne soit pas mon nom, aurait-il
1. Le passage II Sam., Vin, 3, est obscur; le passage I Chron., xvin, 3, l'explique d'une manière arbitraire. De bonne heure, on perdit la notion vraie de^a situation de Soba, et c'est ce qui lit supposer des expéditions de David dans le nord de la Syrie.