‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 44 sur 334 · II Sam., vin, 1M · texte numérisé non relu

II Sam., vin, 1M

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tion d'un temple l. L'ancienne simplicité du culte leur convenait bien mieux. Quant aux tribus du Nord, elles avaient toutes sortes de raisons politiques et religieuses pour voir l'érection d'un temple, à Jérusalem, de très mauvais œil.

C'est également à David qu'il faut faire remonter la première organisation, très rudimentaire encore, du sacerdoce de Iahvé. Jusque-là, il n'y avaitpas en Israël de sacerdoce national. Chaque sanctuaire avait ses lévis et ses cohanim, plus ou moins héréditaires, maniant l'éphod avec un droit presque égal. L'arche n'était nullement le point unique où l'on trouvait Iahvé et où l'on venait le consulter. Pendant que l'arche est à Kiriat-Iearim, en particulier, on ne voit pas du tout que ce point ait été un grand centre religieux. Abinadab et ses fils suffisaient au culte. Les prêtres de Silo et les prêtres de Nob avaient plus d'importance : les premiers descendant d'Éli, les seconds de cet Ahimélek qui donna à David l'épée de Goliath, et que Saùl fit mettre à mort. Par la translation de l'arche à Jérusalem, le sacerdoce se régularise. Dans le court tableau que nous possédons des grands fonctionnaires de David, à la suite du sar-saba, du sofer et du mazkir, figurent

1. Prescriptions du livre de l'Alliance. Voy. ci-après, p. 37 i.

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deux cohanim \ Sadok, fils d'Ahitoub, et Abiathar, fils d'Ahimélek, le prêtre de Nob 2. Un certain Ira le Jitrite, qu'on trouve dans la liste des gibborim 3, est ailleurs qualifié « prêtre de David4», comme s'il s'agissait d'un emploi de domesticité. Le sacerdoce, du reste, était libre encore. Ainsi tous les fils de David sont qualifiés de cohanim 5 .

David prépara donc pour l'avenir l'unité de lieu de culte et l'unité du sacerdoce ; mais il ne les réalisa pas. Les anciens lieux religieux continuèrent de fleurir. En face de Jérusalem, sur le haut du mont des Oliviers, on adorait Dieu librement G.

A la porte même de son palais, David érigea un autel dans les circonstances les plus particulières 7. Il y avait là une aire qui appartenait, dit-on, à un Jébuséen nommé Arevna ou Averna 8. Une maladie épidémique décimait la ville, et on croyait voir audessus de ladite aire se dresser l'ange de Iahvé la

l.II Sam., vin, 17; xx, 25-26.

2. Même dans les documents les plus anciens, il y avait sur ces personnages beaucoup de confusions. Voy. t. Ier, p. 420, note I.

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