Vers 200 ou 300 ans avant Jésus-Christ
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ricales. Il n'en fut rien. Comme Charlemagne, David fut le roi des prêtres, mais en même temps le maître des prêtres. Les tracasseries qui troublèrent la vie de ce pauvre Saùl n'existèrent pas pour lui. Gomme le roi de France, il tint en bride la théocratie, tout en partant d'un principe fortement théocratique.
Le prophétisme, qui était arrivé par Samuel à une si grande importance, se vit rejeté dans l'ombre sous David. Un pouvoir laïque exista. Aucun inspiré de Iahvé ne pouvait prétendre à rivaliser avec un favori de Iahvé, tel qu'était David. Les prophètes Gad et Nathan ont auprès du roi un rôle tout à fait secondaire1, que, plus tard, les historiens de l'école prophétique cherchèrent à grossir2. Gad, intitulé bizarrement le « voyant de David3 », figure comme un officier de la cour. Ni Gad ni Nathan n'eurent dans la direction du règne aucune influence appréciable. C'est après l'abaissement du principe royal, dans une centaine d'années, que le principe prophétique se
1. Noter surtout, I Rois, i, 22 et suiv., combien Nathan est subordonné. »
2. L'épisode de Nathan et d'Urie (U Sam., eh. xi, xn) paraît inventé de toules pièces.