‹ Histoire du peuple d'Israël (volume 4)Chapitre 5 sur 334 · mo pour Tria, excellente correction de Houbigant · texte numérisé non relu

mo pour Tria, excellente correction de Houbigant

6 HISTOIRE DU PEUPLE D'ISRAËL. [1025 av. J.-C.|

permettait ni aux oiseaux du ciel de s'abattre sur eux pendant le jour, ni aux bêtes sauvages de s'en approcher la nuit.

Lorsqu'on rapporta à David ce qu'avait fait Rispa fille d'Aïa, la concubine de Saiil, il alla prendre les os de Saiil et de son fils Jonathan, de chez les gens de Iabès en Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Beth-San, où les Philistins les avaient suspendus le jour où ils avaient battu Saùl au Gelboé. Et, lorsqu'il eut fait ramener de là les os de Saiil et ceux de son fils Jonathan, on ramassa aussi les os de ceux qui avaient été mis en croix, et on enterra les os de Saiil et de son fils Jonathan à Séla, sur le territoire de Benjamin, dans le tombeau de son père Kis, et on fit tout ce que le roi avait ordonné. Et Dieu cessa d'être inexorable pour le pays après cela.

David aimait à paraître avoir été forcé aux actes qu'il désirait le plus. Il était bien dans l'habitude de sa politique de se faire le vengeur de Iahvé, même pour des crimes où il avait été de connivence; ce qui lui procurait le double avantage de servir Iahvé comme il l'entendait et de se débarrasser des gens dont la vie le gênait.

Le harem de David, qui semble avoir été peu de chose à Hébron, s'augmenta, à Jérusalem, d'un grand nombre de femmes et de concubines. Onze fils au moins lui naquirent pendant cette nouvelle période : Sammoua, Sobab, Nathan, Salomon, Ibhar, Élisoua, Néfeg, Iafia, Élisama,

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Éliada, Éliphélet1. La maison royale devint bientôt assez riche. Ainsi nous voyons Absalora posséder, à Baal-Hasor en Éphraïm, des troupeaux et un établissement considérable2.

Le palais du millo était une vaste maison, où Ton mangeait et buvait aux frais du roi. Les habitués de la maison royale passaient pour des privilégiés3 . Ces festins revêtaient souvent une apparence de fête; les chanteurs et les chanteuses y avaient un rôle. Le rêve du bonheur était de passer sa vie dans ce luxe. et d'en jouir tous les jours \

L'importance des femmes qui composèrent le sérail du roi fut évidemment très inégale. La plus active sans contredit fut la célèbre Bath-séba ou Bethsabée, fille d'Éliam, qui paraît avoir été une femme capable, exerçant une grande influence sur l'esprit de son mari. On expliqua par un adultère et un crime son entrée dans le harem5. Il est difficile de dire si ce récit renferme quelque parcelle de vérité; David n'était pas un saint; cependant on a tout à fait le droit de décharger sa mémoire du

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