Livre de Daniel, plein d'idées persanes, de mots perses
idéale, de protestation contre la réalité*, était, comme le disque d*Ahouramazda% en harmonie secrète avec lahvé. Si lahvé avait jamais été régulièrement figuré, c'est sous cette forme qu'il aurait pu être représenté. La monnaie où un satrape des pays juifs ou samaritains a fait frapper une image qui paraît être celle de lahvé, est bien de ce temps% et Tinfluence persane y est sensible. Le culte lui-même se ressentit des modes dominantes. L'autel du tamid ou sacrifice perpétuel, dans le second temple, ressemble fort à un pyrée, et la légende voulut voir dans ce feu qui ne s'éteignait pas, une sorte de feu éternel, un frère des naphtes enilammés de Bakou*.
La Perse, au v" et au iv* siècle, subit les révolutions religieuses peut-être les plus importantes de son histoire. Les mages de Médie, au vr siècle% possédaient déjà un enseignement moral et national d'un caractère élevé. Sous les successeurs de Cyrus, cet enseignement se condense en une rédaction, où toute vérité est rattachée à un révé-
1. J. Darmesteter, Ormazd et Ahriman, p. 130. 'i. Flandin et Coste, Perse ancienne, pi. CLXIV; Dieulafoy, l'Acropole de Suse^ p. 440.