IV
quinze mille de ses sujets. Il est vrai que ceux-ci se laissent tuer par une poignée d'hommes et donnent ainsi la preuve que ces tristes histoires se passent uniquement dans le domaine de l'imagination. La meilleure apologie à faire de ce fâcheux petit livre, c'est que ce qu'il raconte n'es* pas arrivé.
De profane qu'elle avait été à l'origine, la fête de purim, le livre y aidant, devint bientôt sacrée. A l'époque des Macchabées, c'est la fête d'un grand triomphe national*. Nous croyons que le livre d'Esther, tel que nous l'avons en hébreu, est antérieur à cette transformation. Si c'était le livre d'une fête religieuse, la piété y aurait plus de part, et, en effet, le traducteur grec, qui vivait à une époque où la transformation était accomplie, y a introduit des prières, des accessoires pieux. Le livre d'Estherest, selon nous, de la fin de l'époque achéménide, de ce temps auquel appartient également le fragment inséré dans le livre d'Esdras, ch. IV, 6, jusqu'à vi, 13, fort analogue à Esther- et qui fit partie d'une histoire fabuleuse de la restauration de Zorobabel, pleine de pièces de chance!-